{"id":299,"date":"2018-02-28T17:12:32","date_gmt":"2018-02-28T16:12:32","guid":{"rendered":"http:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/?page_id=299"},"modified":"2023-12-05T18:36:39","modified_gmt":"2023-12-05T17:36:39","slug":"la-presse-en-parle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/la-presse-en-parle\/","title":{"rendered":"LA PRESSE EN PARLE"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; background_color=\u00a0\u00bbRGBA(255,255,255,0)\u00a0\u00bb background_image=\u00a0\u00bbhttp:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Fond_entier.jpg\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbLigne\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb25.25px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_padding__hover=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLa presse en parle\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; header_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h1>La presse en parle<\/h1>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<h1 class=\"c-Article-titre\"><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2023\/10\/26\/monica-pustilni-luth-et-archiluth\/\">M\u00f3nica Pustilnik, luth et archiluth<\/a><\/h1>\n<div class=\"c-Article-chapeau\">Entre HEM, Cappella Mediterranea et festival Le Luth En-chant\u00e9, la musicienne argentine s\u2019est fait sa place au bout du lac.<\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaDate\">JEUDI 26 OCTOBRE 2023<\/span><span>\u00a0<\/span><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><a class=\"c-Article-breadcrumb-tagsLink\" href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/auteur\/gianluigi-bocelli\/\">GIANLUIGI BOCELLI<\/a><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\">On monte chez elle par des escaliers sombres, en traversant les anciennes cours de pierre grise de la Vieille-Ville genevoise. Tout petit, son appartement bas de plafond et cosy est situ\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la cath\u00e9drale Saint-Pierre \u2013 c\u2019est lumineux, avec vue surles toits et le Sal\u00e8ve \u00e0 l\u2019horizon. M\u00f3nica Pustilnik, \u00e9toile mondiale du luth, y a \u00e9lu domicile apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e \u00e0 la HEM en 2017. \u00abOui, je tape souvent le plafond avec le chevillier de l\u2019archiluth\u00bb, s\u2019amuse-t-elle. La musicienne se pr\u00e9pare un mat\u00e9, prend des vitamines. \u00abJe tombe malade, hier j\u2019ai vu Evangelina (Mascardi, ndlr) et elle couvait un truc\u00bb, explique-t-elle en mentionnant sa partenaire de musique, luthiste argentine comme elle. \u00abEn bavardant, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que certain\u00b7es coll\u00e8gues ont une trajectoire plus simple que la mienne. Personnellement, je n\u2019ai jamais eu de plan de carri\u00e8re \u2013 c\u2019est ma personnalit\u00e9 et ma fa\u00e7on d\u2019appr\u00e9henderle monde. J\u2019ai travaill\u00e9<br \/>\u00e9norm\u00e9ment pour ne rien devoir \u00e0 personne, aussi parce que ma m\u00e8re avait peur de ce m\u00e9tier et ne m\u2019a jamais \u00e9paul\u00e9e. \u00c7a a \u00e9t\u00e9 dur, mais \u00e7a m\u2019a oblig\u00e9 \u00e0 \u00eatre forte, \u00e0 me donner parle travail, la confiance.\u00bb<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><br \/>Piano ou guitare?<br \/>Cette n\u00e9cessit\u00e9 l\u2019a aid\u00e9e dansles moments o\u00f9 il ne faisait pas bon \u00eatre femme: \u00abJ\u2019ai eu de la chance car je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 maltrait\u00e9e ou harcel\u00e9e au travail. Ou je ne m\u2019en suis pas rendue compte\u2026 J\u2019ai toujours fait en sorte de ne pas accepter des situations avec lesquelles j\u2019\u00e9tais en d\u00e9saccord.\u00bb C\u2019\u00e9tait plus difficile dansla sph\u00e8re personnelle, avoue-t-elle avec une pointe d\u2019amertume. \u00abPourla soci\u00e9t\u00e9, accepter une femme qui a mon rythme de travail n\u2019est pas chose facile.\u00bb Une r\u00e9f\u00e9rence aux semaines \u00e0 sillonnerle monde d\u2019une sc\u00e8ne \u00e0 une fosse d\u2019orchestre, luth surle dos. Si la musique \u00e9tait une \u00e9vidence, l\u2019instrument ne s\u2019est pas impos\u00e9 tout de suite. Il y avait certesla fille du septi\u00e8me \u00e9tage qui jouait du piano, dansl\u2019immeuble de Buenos Aires de son enfance, mais l\u2019enseignant du quartier trouvait M\u00f3nica trop petite \u2013 elle a bifurqu\u00e9 versla guitare. Plus tard, au conservatoire, elle a le choix entre les deux instruments, mais \u00able train de la carri\u00e8re de pianiste avait d\u00e9j\u00e0 quitt\u00e9 la gare. Il fallait \u00eatre r\u00e9aliste, j\u2019ai continu\u00e9 la guitare\u00bb, confie-telle.<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\">Elle adore le r\u00e9pertoire baroque et renaissant. \u00abLorsque Hopkinson Smith est venu en Argentine en 1993, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 clair: je ne m\u2019\u00e9panouissais pas dansle monde comp\u00e9titif de la guitare classique, je suis venue \u00e0 la Schola Cantorum de B\u00e2le et suis pass\u00e9e au luth.\u00bb Aux luths, plus exactement, car c\u2019est toute une pl\u00e9thore d\u2019instruments qui s\u2019entasse dans un coin du salon: luths, archiluth, th\u00e9orbe, guitare baroque, ces revenants de l\u2019ancien monde, \u00e9teints il y a trois si\u00e8cles et qui reprennent vie gr\u00e2ce aux personnes qui, sous le charme du r\u00e9pertoire, essayent d\u2019aller plusloin dansl\u2019exp\u00e9rience. Comment cela pouvait-il sonner, comment cela a-t-il \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9? \u00abJe les aime tous, je ne pourrais pas choisir mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9\u00bb, rit-elle. Pourle concert du 3 novembre, ouverture du volet automnale du festival Le Luth En-chant\u00e9, elle jouera par exemple avec une petite viola da mano, r\u00e9invent\u00e9e \u00e0 partir d\u2019un tableau de Girolamo dai -Libri. Elle pr\u00e9f\u00e8re la notion de doute \u00e0 celle de v\u00e9rit\u00e9, la n\u00e9cessit\u00e9 de<br \/>recherche. \u00abAutrement je pense que j\u2019aurais fait de la musique populaire, ou quelque chose de plus improvis\u00e9.\u00bb<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\">Sa trajectoire est vagabonde, mais pas hasardeuse \u2013 M\u00f3nica Pustilnik est l\u2019un des grands noms du luth d\u2019aujourd\u2019hui. Gen\u00e8ve l\u2019a adopt\u00e9e: un poste d\u2019enseignante \u00e0 la HEM, une suppl\u00e9ance au Conservatoire populaire, ou encore Cappella Mediterranea, dont elle a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des membres fondatrices il y a plus de vingt ans, avec Leonardo Garc\u00eda Alarc\u00f3n, jeune compatriote connu dans un projet de Gabriel Garrido.<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><br \/>Et le festival Le Luth En-chant\u00e9, donc, vitrine de l\u2019Association des concerts de musique ancienne (ACMA), avec son double rendez-vous annuel au Th\u00e9\u00e2tre Les Salons, dont on lui a confi\u00e9 la direction artistique et qui cl\u00f4t cet automne une deuxi\u00e8me \u00e9dition en pleine croissance.<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><br \/>Pour ce volet, on suivra le fil rouge des cours renaissantes de Mod\u00e8ne et Ferrare: vendredi, M\u00f3nica Pustilnik, Valerio Contaldo, Rodrigo Calveyra et Teodoro Ba\u00f9 s\u2019investiront dansl\u2019art de la diminution du visionnaire Silvestro Ganassi; avant le spectaculaire ensemble de madrigalistes chanteurs-instrumentistes Concerto di Margherita samedi. Pour finir, dimanche, double rendez-vous pour go\u00fbter \u00e0 la rare sonorit\u00e9 du quatuor de luths avec le Casulana Lute Consort et La Fonte Musica, l\u2019ensemble mythique de Michele Pasotti, qui investigue le passage entre Moyen Age et Renaissance. <\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\">Cr\u00e9er un p\u00f4le du luth<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\">\u00abJ\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 en Suisse, il s\u2019agissait de remettre en circulation ce que j\u2019ai appris, explique M\u00f3nica Pustilnik. Je veux cr\u00e9er ici \u00e0 Gen\u00e8ve un p\u00f4le autour du luth, et cela passe aussi par ce festival que je vois comme un symposium, avec concerts, conf\u00e9rences gratuites, improvisations et une date r\u00e9serv\u00e9e aux \u00e9tudiant\u00b7es des hautes \u00e9coles suisses qui veulent testerleurs projets de fin d\u2019\u00e9tudes. Pour rendre justice \u00e0 la beaut\u00e9 du luth, il faut sortir du cadre frontal du r\u00e9cital traditionnel. Il faut favoriserla d\u00e9clamation et le partage, penser \u00e0 l\u2019intimit\u00e9 danslaquelle les musicien\u00b7nes jouaient dansles cours et les salons d\u2019antan, passer par une approche plus dilu\u00e9e, sensorielle et transversale des arts.\u00bb<\/span><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><br \/>Elle esp\u00e8re que \u00e7a tiendra, aussi parce que le prix \u00e9lev\u00e9 de la vie \u00e0 Gen\u00e8ve complique l\u2019organisation d\u2019un \u00e9v\u00e9nement comme celui-ci. \u00abMais je vois ce festival grandir petit \u00e0 petit, et nous commen\u00e7ons \u00e0 fid\u00e9liser un public qui demande quand aura lieu la prochaine \u00e9dition et quel sera son programme. \u00c7a fait du bien.<\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<div class=\"c-Article-meta\"><span class=\"c-Article-metaJournaliste\"><\/span><\/div>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb60px|||||\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h1 class=\"post__title\" style=\"text-align: center;\"><\/h1>\n<h1 class=\"post__title\">Monica Pustilnik, luth avec classe<\/h1>\n<div class=\"post__lead\">\n<p>La luthiste Monica Pustilnik, professeure \u00e0 la Haute \u00e9cole de musique, dirige depuis 2021 l\u2019Association des concerts de musique ancienne (ACMA) \u00e0 Gen\u00e8ve, dont le festival Luth en-chant\u00e9 se tient du 3 au 5 novembre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"post__authors\">\n<div class=\"post__author post__author--with-picture\">\n<div class=\"post__author__text\"><span class=\"row\"><a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/profil\/juliette-de-banes-gardonne\">Juliette De Banes Gardonne<\/a><\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"row\"><time class=\"post__publication-date\">Publi\u00e9 le 02 novembre 2023 \u00e0 08:55.<\/time><\/div>\n<div class=\"row\"><\/div>\n<div class=\"row\"><\/div>\n<div class=\"row\"><\/div>\n<div class=\"row\"><a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/culture\/musiques\/monica-pustilnik-luth-avec-classe\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/letemps-17455.kxcdn.com\/photos\/27610115-e451-4a38-9a81-4177cbe9488e\/small\" alt=\"Monica Pustilnik, luthiste, prof \u00e0 la HEM et directrice de l'ACMA. Gen\u00e8ve.  \u2014 \u00a9 Eddy Mottaz \/ Le Temps\" style=\"display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;\" width=\"699\" height=\"393\" \/><\/a><\/div>\n<div class=\"row\">\n<header class=\"post__header\">\n<figure class=\"post__cover is-16-9\" data-ariato=\"Article.Cover\" style=\"text-align: center;\"><figcaption>Monica Pustilnik, luthiste, prof \u00e0 la HEM et directrice de l&rsquo;ACMA. Gen\u00e8ve. \u2014 \u00a9 Eddy Mottaz \/ Le Temps<\/p>\n<\/figcaption><\/figure>\n<\/header>\n<div class=\"post__content \">\n<div class=\"post__authors\">\n<div class=\"post__author post__author--with-picture\">\n<div class=\"post__author__text\"><\/div>\n<div class=\"post__author__text\"><\/div>\n<div class=\"post__author__text\">\n<div class=\"post__content \">\n<p>Sous le soleil de l\u2019\u00e9t\u00e9 indien, elle s\u2019est install\u00e9e \u00e0 une table du Gr\u00fctli, \u00e0 Gen\u00e8ve, pr\u00e8s des framboisiers sur lesquels pointent encore quelques perles roses d\u00e9licates. Un brin timide, Monica Pustilnik para\u00eet inqui\u00e8te, puis se d\u00e9tend \u00e0 l\u2019annonce des r\u00e8gles du jeu: une interview non directive, pour se laisser d\u00e9river au gr\u00e9 de son v\u00e9cu. \u00abC\u2019est tr\u00e8s bien, ma psy est partie en vacances\u00bb, l\u00e2che-t-elle pince-sans-rire. Cette femme menue aux yeux translucides comme l\u2019eau du val Verzasca plonge de mani\u00e8re introspective dans ses souvenirs\u2026 l\u2019Argentine n\u2019est donc pas le pays du divan pour rien!<\/p>\n<h3><\/h3>\n<h3><\/h3>\n<h3>B\u00e2le, la Mecque du baroque<\/h3>\n<div class=\"post-body-wrapper paywall-content\">\n<div class=\"post-body\">\n<p>C\u2019est une petite cassette qui lui sert de point de d\u00e9part pour rembobiner son histoire. Une cassette, par laquelle elle d\u00e9couvre le son du luth. Nous sommes \u00e0 Buenos Aires \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, Monica Pustilnik est guitariste. \u00abAvec un groupe de jeunes musiciens passionn\u00e9s, nous menions un travail de r\u00e9flexion sur la sonorit\u00e9 des instruments. L\u2019un de nous avait d\u00e9couvert un disque du luthiste et musicologue New-Yorkais Hopkinson Smith, \u00abHopi\u00bb pour les intimes, qu\u2019il nous a copi\u00e9. Je me souviens d\u2019avoir pass\u00e9 des heures \u00e0 l\u2019\u00e9couter.\u00bb Au tournant des ann\u00e9es 1990, la musique ancienne et sa pratique dite \u00abhistoriquement inform\u00e9e\u00bb \u00e9lectrisent l\u2019Europe, et la Schola Cantorum de B\u00e2le s\u2019impose comme la Mecque du baroque. On red\u00e9couvre la sonorit\u00e9 des cordes en boyaux, on s\u2019interroge sur les diapasons, on ressuscite un patrimoine oubli\u00e9. Le luth, qui avait perdu sa supr\u00e9matie en Italie, en Angleterre et en France d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es du XVIIIe, conna\u00eet une renaissance et suscite de plus en plus l\u2019int\u00e9r\u00eat des musiciens. Alors que la jeune guitariste prend des cours avec Eduardo Eg\u00fcez \u2013 \u00e0 pr\u00e9sent professeur \u00e0 Zurich \u2013, ce dernier franchit le pas pour venir s\u2019installer \u00e0 B\u00e2le o\u00f9 Hopi vient d\u2019ouvrir une classe.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"embed-responsive-item\" width=\"640\" height=\"415\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-hbUL2tzB84?rel=0&amp;enablejsapi=1\" frameborder=\"0\" llow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\" data-gtm-yt-inspected-62=\"true\" id=\"795487876\" title=\"Monica Pustilnik  Corrente VI\"><\/iframe><\/p>\n<p>En 1993, l\u2019Argentine gagne la Copa Am\u00e9rica contre le Mexique. A Bariloche, en Patagonie, Monica fait la rencontre du fameux Hopkinson Smith, ce ma\u00eetre dont tout le monde parle, qui lui conseille de passer au luth. \u00abTu n\u2019as qu\u2019\u00e0 venir en Suisse m\u2019a dit Hopi. Je me suis laiss\u00e9 porter. J\u2019ai fait comme \u00e7a\u00bb: se pin\u00e7ant le nez, elle mime une plongeuse se jetant dans l\u2019oc\u00e9an.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e \u00e0 B\u00e2le, la jeune musicienne trouve rapidement un petit contrat dans une \u00e9cole de musique, o\u00f9 elle enseigne la guitare en plus de ses \u00e9tudes sup\u00e9rieures. \u00abLes professeurs n\u2019\u00e9taient pas tr\u00e8s contents que j\u2019enseigne, car ils pensaient que les \u00e9tudiants devaient se concentrer sur leurs \u00e9tudes. Mais moi, je n\u2019avais pas de soutien. Ma m\u00e8re m\u2019en voulait d\u2019\u00eatre partie, et puis elle avait l\u2019angoisse que je devienne musicienne, car la musique n\u2019\u00e9tait pas un vrai m\u00e9tier. Il y a encore des parents qui pensent comme cela. C\u2019est vrai que devenir professionnelle de la musique comporte une part d\u2019al\u00e9atoire. J\u2019ai travaill\u00e9 toute ma vie pour ce combat: faire de la musique. Une lutte pour le luth\u00bb, s\u2019amuse-t-elle.<\/p>\n<h3>Le continuo dans la peau<\/h3>\n<section class=\"post__read-more\">Lire aussi:<span>\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/articles\/trois-chanteuses-lyriques-formees-a-geneve-redonnent-vie-a-la-musique-de-la-renaissance\">Trois chanteuses lyriques form\u00e9es \u00e0 Gen\u00e8ve redonnent vie \u00e0 la musique de la Renaissance<\/a><\/section>\n<p>Les cours avec Hopi ne sont pas \u00e9vidents, \u00abdes ann\u00e9es \u00e9prouvantes, m\u00eame si je consid\u00e8re que si je joue le luth aujourd\u2019hui c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 lui. Mais j\u2019attendais une autre forme de soutien de sa part, une figure paternelle aussi, car j\u2019ai perdu le mien lorsque j\u2019\u00e9tais enfant. A un moment donn\u00e9, je ne supportais plus son autorit\u00e9, j\u2019ai eu ma crise. Je sentais que je n\u2019y arrivais pas\u00bb. Dix ans plus tard, elle ressent n\u00e9anmoins le besoin de terminer son dipl\u00f4me: \u00abC\u2019\u00e9tait per\u00e7u bizarrement, d\u2019autant que j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 prof de basse continue \u00e0 Barcelone. Pour moi, c\u2019\u00e9tait important de refermer un cycle dans ma vie. En bouclant ce dipl\u00f4me, je me suis sentie en paix et certifi\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Jouer la basse continue demande des qualit\u00e9s sp\u00e9cifiques. Au fond de la fosse, les instruments qui la composent (clavecin, violoncelle, th\u00e9orbe) sont le premier maillon de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de l\u2019orchestre. Avec son long manche tel un cou de girafe, sa coque en forme d\u2019amande, le th\u00e9orbe est un instrument discret et crucial \u00e0 la fois. \u00abJ\u2019ai eu la chance de travailler avec beaucoup de chefs baroques [comme Leonardo Garcia Alarcon, Christophe Rousset, Emmanuelle Ha\u00efm] qui sont aussi clavecinistes et qui savent combien un continuiste peut tout changer. Je ne me suis jamais ennuy\u00e9e en jouant la partie de basse continue, c\u2019est un formidable espace d\u2019improvisation, car tout n\u2019est pas \u00e9crit. Avec un seul arp\u00e8ge, tu peux donner de l\u2019air et de l\u2019\u00e9lan. J\u2019aime enseigner cela \u00e0 mes \u00e9tudiants, savoir comment donner de l\u2019impulsion, mais aussi o\u00f9 se taire.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"embed-responsive-item\" width=\"640\" height=\"415\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Htg2OgXeWIc?rel=0&amp;enablejsapi=1\" frameborder=\"0\" llow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\" data-gtm-yt-inspected-62=\"true\" id=\"257338719\" title=\"Le th\u00e9orbe, comment \u00e7a marche ? Avec Thibaut Roussel - Culture Prime\"><\/iframe><\/p>\n<p>En 2017, Monica obtient le poste de professeur de luth et basse continue \u00e0 la Haute \u00e9cole de musique (HEM). Elle vit alors \u00e0 Paris, l\u2019exp\u00e9rience du confinement strict fran\u00e7ais lui est tr\u00e8s p\u00e9nible. Elle \u00e9voque aussi le calvaire du m\u00e9tro, avec l\u2019archiluth et la guitare dans des rames bond\u00e9es. \u00abDeux amis quittaient leurs appartements \u00e0 Gen\u00e8ve, j\u2019ai saut\u00e9 sur l\u2019occasion pour revenir m\u2019installer ici.\u00bb<\/p>\n<p>A peine arriv\u00e9e, la directrice de l\u2019ACMA, Christine Gabrielle, souhaite lui passer le flambeau. Monica accepte le d\u00e9fi. Pour sa deuxi\u00e8me \u00e9dition dans la peau de directrice artistique, sa programmation est un joli mixte entre rendez-vous d\u2019\u00e9rudits \u2013 comme cette conf\u00e9rence et ce concert autour de la<span>\u00a0<\/span><em>Fontegara<\/em><span>\u00a0<\/span>de Silvestro Ganassi, un trait\u00e9 de diminutions souvent consid\u00e9r\u00e9 comme une \u00e9nigme. Mais aussi une place faite \u00e0 la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration avec le<span>\u00a0<\/span><em>Casulana Lute Consort.<\/em><span>\u00a0<\/span>\u00abLe luth n\u2019a pas encore la place qu\u2019il m\u00e9rite dans le paysage musical, J\u2019ai envie d\u2019un festival fait d\u2019ouverture. Je ne parle pas de casser les codes, mais simplement de mettre en valeur ce que nous propose d\u00e9j\u00e0 la musique.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Retrouvez\u00a0<\/strong><span>\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/dossiers\/les-portraits-du-temps\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">tous les portraits du\u00a0<em>Temps<\/em><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p>ACMA,<span>\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/festival-2023\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">festival Le luth en-chant\u00e9<\/a><span>\u00a0<\/span>du 3\u00a0au 5\u00a0novembre, Th\u00e9\u00e2tre Les Salons, Gen\u00e8ve.<\/p>\n<hr \/>\n<h2>Profil<\/h2>\n<p><strong>1970<\/strong><span>\u00a0<\/span>Naissance \u00e0 Buenos Aires.<\/p>\n<p><strong>1994<\/strong><span>\u00a0<\/span>D\u00e9part pour la Schola Cantorum \u00e0 B\u00e2le.<\/p>\n<p><strong>2010<\/strong><span>\u00a0<\/span>Dipl\u00f4me de master avec Hopkinson Smith.<\/p>\n<p><strong>2017<\/strong><span>\u00a0<\/span>Nomm\u00e9e professeure de luth et de basse continue \u00e0 la HEM de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p><strong>2021<\/strong><span>\u00a0<\/span>Prend la direction artistique de l\u2019Association des concerts de musique ancienne (ACMA).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"post__meta--footer post__meta--footer--visible\">\n<div class=\"post__buttons post__footer__buttons\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"row\"><\/div>\n<div class=\"row\"><\/div>\n<div class=\"row\"><\/div>\n<\/div>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider show_divider=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb||116px|||\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttp:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Article-scene-magazine_page-0001-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bbArticle sc\u00e8ne magazine_page-0001&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb min_height=\u00a0\u00bb1459.5px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb0px||7px|||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb||100px|||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb177px|||||\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h2 class=\"ContentHead_title___XVQC  \" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ContentHead_titleheader__tlgnq\">\u00c9v\u00e9nement \u00e0 Gen\u00e8ve<\/span><\/h2>\n<h2 class=\"ContentHead_title___XVQC  \" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ContentHead_text__2MEnX\">Un festival pour r\u00e9enchanter le luth<\/span><\/h2>\n<h3 class=\"ContentHead_lead____SsS link_regular__O0hk0 link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs\" style=\"text-align: justify;\"><span><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">L\u2019Association des concerts de musique ancienne d\u00e9ploie ce week-end ses concerts, master classes et conf\u00e9rences.<\/span><\/span><span><\/span><\/h3>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ContentMetaInfo_author__6_Vnu\"><a class=\"ContentMetaInfo_authorlink__BYNhG link_underlinelink__K5Zr0\" href=\"https:\/\/www.tdg.ch\/author\/56653750\/rocco-zacheo\"><span>Rocco Zacheo<\/span><\/a><\/span><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span><time datetime=\"2023-04-27T16:05:08.000Z\" class=\"FullDateTime_root__K7FL2 ArticleContainer_content-width__FRl7F FullDateTime_-metainfo__e_tHp\">Publi\u00e9: 27.04.2023, 18h05<\/time><\/span><span><\/span><\/p>\n<p class=\"ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">En franchissant le seuil du th\u00e9\u00e2tre Les Salons cette fin de semaine, on plongera dans un monde sonore feutr\u00e9, o\u00f9 les notes de ce grand discret qu\u2019est le luth triompheront des bruits du quotidien. L\u2019instrument est depuis plusieurs d\u00e9cennies au c\u0153ur d\u2019un festival autrefois nomm\u00e9 \u00abLuths &amp; Th\u00e9orbes\u00bb, et qui a trouv\u00e9 un nouveau souffle et une autre \u00e9tiquette \u2013 Le luth enchant\u00e9 \u2013 sous la direction artistique de<span>\u00a0<\/span><\/span><a href=\"https:\/\/www.monicapustilnik.com\/\" class=\"HtmlText_root__A1OSq\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span>Monica Pustilnik<\/span><\/a><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">.\u00a0La musicienne et professeure \u00e0 la<\/span><a href=\"https:\/\/www.hesge.ch\/hem\/\" class=\"HtmlText_root__A1OSq\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span>\u00a0Haute \u00c9cole de musique de Gen\u00e8ve<\/span><\/a><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\"><span>\u00a0<\/span>a con\u00e7u une affiche dense pour cette premi\u00e8re salve d\u2019\u00e9v\u00e9nements en 2023.<\/span><\/p>\n<p class=\"ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\"><\/span><\/p>\n<p class=\"ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\"><a href=\"https:\/\/www.tdg.ch\/un-festival-pour-reenchanter-le-luth-632696509176\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\"><img src=\"https:\/\/cdn.unitycms.io\/images\/BU0yJDJZ44fAWRkti0j9aX.jpg?op=ocroped&amp;val=1200,1200,1000,1000,0,0&amp;sum=IHbDDAgz8tU\" alt=\"La luthiste Monica Pustilnik avec la danseuse Marthe Krummenacher.\" style=\"display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;\" \/><\/span><\/a><\/p>\n<h4 class=\"HtmlText_root__A1OSq CrossheadElement_root___NxEk ArticleContainer_content-width__FRl7F ArticleElement_article-element__q93eL\" style=\"text-align: justify;\">La danse en invit\u00e9e<\/h4>\n<p class=\"ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">Ce qu\u2019on y d\u00e9couvre, tout d\u2019abord, c\u2019est la volont\u00e9 de faire dialoguer l\u2019art s\u00e9culaire de ces cordes nobles avec des expressions artistiques qu\u2019on ne lui associe pas n\u00e9cessairement. Voici alors, d\u00e8s l\u2019ouverture le 28\u00a0avril, un projet \u00e9tonnant qui convoque la danseuse<span>\u00a0<\/span><\/span><a href=\"https:\/\/www.schweizerkulturpreise.ch\/awards\/fr\/home\/tanz\/tanz-archiv\/tanz-2017\/stp-2017\/marthe-krummenacher.html\" class=\"HtmlText_root__A1OSq\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span>Marthe Krummenacher<\/span><\/a><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\"><span>\u00a0<\/span>\u2013 Prix suisse de danse en 2017 \u2013 et les partitions d\u00e9fendues par Monica Pustilnik, initiatrice de la proposition. On y red\u00e9couvrira \u00e0 cette occasion un choix de pi\u00e8ces du quelque peu oubli\u00e9<span>\u00a0<\/span><\/span><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sylvius_Leopold_Weiss\" class=\"HtmlText_root__A1OSq\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span>Sylvius Leopold Weiss<\/span><\/a><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">, contemporain de Johann Sebastian Bach et inspirateur, dans le r\u00e9pertoire pour luth, du cantor de Leipzig.<\/span><\/p>\n<p class=\"ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">D\u2019autres concerts et r\u00e9citals sont attendus dans la m\u00eame salle. Bach sera encore au centre des d\u00e9bats avec la proposition d\u2019Anna Kowalska et d\u2019Anton Birula, qui exploreront les liens profonds qui ont uni le compositeur et l\u2019instrument. Et pour clore le festival, une autre invit\u00e9e de marque: l\u2019Argentine Evangelina Mascardi, \u00e9l\u00e8ve \u00e0 la<span>\u00a0<\/span><\/span><a href=\"https:\/\/www.musik-akademie.ch\/schola-cantorum-basiliensis\/de.html\" class=\"HtmlText_root__A1OSq\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span>Schola Cantorum Basilensis<\/span><\/a><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\"><span>\u00a0<\/span>de la sommit\u00e9 Hopkinson Smith.<\/span><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\"><\/span><\/p>\n<p class=\"ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\" style=\"text-align: justify;\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">Ce luth r\u00e9enchant\u00e9, c\u2019est aussi un pan de rendez-vous tourn\u00e9s vers le monde acad\u00e9mique et ses grandes institutions. Trois concerts courts s\u2019encha\u00eeneront le 29\u00a0avril avec, sur sc\u00e8ne, les \u00e9tudiants des Hautes \u00c9coles de B\u00e2le, Zurich, Lyon et Paris. Une master class anim\u00e9e par Evangelina Moscardi et ouverte au public enrichira par ailleurs le parcours de cinq jeunes musiciens sp\u00e9cialement s\u00e9lectionn\u00e9s pour l\u2019occasion. Enfin, une conf\u00e9rence d\u2019Anna Kowalska et Anton Birula \u00e9voquera les enjeux de la transcription dans le r\u00e9pertoire baroque. De quoi se dire que, par-del\u00e0 ses sonorit\u00e9s fragiles, le luth garde une vigueur incontestable.<\/span><\/p>\n<div class=\"FootnoteElement_root__tiT9I ArticleContainer_content-width__FRl7F link_regular__O0hk0 link_externalicon-small__owXEX link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"HtmlText_root__A1OSq\">Le Luth enchant\u00e9, th\u00e9\u00e2tre Les Salons, du 28 au 30\u00a0avril. Rens.<span>\u00a0<\/span><\/span><a href=\"https:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/\" class=\"HtmlText_root__A1OSq\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span>www.acma.ch<\/span><\/a><\/p>\n<\/div>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h2><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2022\/05\/19\/un-enchantement-de-luths-2\/\"><strong>Un enchantement de luths<\/strong><\/a><br \/><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2022\/05\/19\/un-enchantement-de-luths-2\/\"><strong>Le festival Le Luth Enchant\u00e9 s\u2019ouvre vendredi \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/strong><\/a><br \/>MERCREDI 18 MAI 2022 GIANLUIGI BOCELLI<\/h2>\n<p>Le festival genevois Luths et Th\u00e9orbes s\u2019appelle d\u00e9sormais Le Luth Enchant\u00e9. La premi\u00e8re \u00e9dition printani\u00e8re de ce week-end de baroqueries, initi\u00e9 parl\u2019Association des concerts de musique ancienne (ACMA), reste fid\u00e8le au Th\u00e9\u00e2tre Les Salons. Elle s\u2019ouvre, vendredi \u00e0 20h, avec un invit\u00e9 de renom, le luthiste et th\u00e9orbiste norv\u00e9gien Rolf Lislevand. Au programme, musique soliste pour th\u00e9orbe et guitare baroque avec des danses et toccatas issues du r\u00e9pertoire italien du d\u00e9but du XVII si\u00e8cle, dont il est sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>Samedi, matinale avec les \u00e9l\u00e8ves des fili\u00e8res professionnelles suisses et lyonnaises, puisle soir, concert de M\u00f3nica Pustilnik, enseignante de luth \u00e0 la HEM, qui pr\u00e9sentera The First Booke of Songes or Ayres de John Dowland (1597) avec un quatuor de madrigalistes de renom. Cette p\u00e9dagogue et grande concertiste a repris cette ann\u00e9e le flambeau de la direction de l\u2019ACMA: \u00abAccepter ce poste a signifi\u00e9 prendre la responsabilit\u00e9 de cr\u00e9er un moment de rencontres pour soutenir et partager cette musique. C\u2019est ce que je trouve beau et que j\u2019ai choisi comme vie. Et non seulement dans ses habits puristes, mais aussi avec toutes ses possibilit\u00e9s d\u2019ouverture.\u00bb<\/p>\n<p>Dansle deuxi\u00e8me volet automnale du festival \u2013 un autre week-end de quatre concerts programm\u00e9 mi-novembre \u2013, sont attendus des projets novateurs franchissant les fronti\u00e8res du jazz et de la musique<br \/>orientale. A noter qu\u2019apr\u00e8s des annulations et changements de programme, la directrice s\u2019engage dans un deuxi\u00e8me concert intimiste, la cl\u00f4ture de toute beaut\u00e9 de ce premi\u00e8re \u00e9dition, dimanche, d\u00e9di\u00e9e au r\u00e9pertoire du Siglo de Oro \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa complice de la Cappella Mediterranea, la soprano Mariana Flores.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttp:\/\/acma.ch\/new\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/0799-C72DPI.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb0799 C72DPI\u00a0\u00bb url=\u00a0\u00bbhttps:\/\/lecourrier.ch\/2022\/05\/19\/un-enchantement-de-luths-2\/\u00a0\u00bb force_fullwidth=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb||114px|||\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_divider _builder_version=\u00a0\u00bb4.17.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb background_color=\u00a0\u00bbRGBA(255,255,255,0)\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb||86px|||\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row column_structure=\u00a0\u00bb1_3,1_3,1_3&Prime; 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text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; header_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Tribune de Gen\u00e8ve, 13 novembre 2015, <\/b><em>Rocco Zacheo<\/em><\/p>\n<p><b>Soirs d&rsquo;automne, le beau miroir de l&rsquo;ancien<\/b><\/p>\n<p>Le festival met sur un pi\u00e9destal trois formations vocales et instrumentales d&rsquo;ici qui explorent plusieurs si\u00e8cles de musique.<\/p>\n<p>L&rsquo;existence d&rsquo;une sc\u00e8ne, l&rsquo;expression et la visibilit\u00e9 d&rsquo;un style musical\u00a0 dans une ville ne tiennent parfois qu&rsquo;\u00e0 un fil. Celui que tissent patiemment des passionn\u00e9s souvent isol\u00e9s, mais arm\u00e9s d&rsquo;une opini\u00e2tret\u00e9 solide. Prenez la musique ancienne, dont Gen\u00e8ve est depuis longtemps un p\u00f4le autour duquel s&rsquo;est cristallis\u00e9 un centre de formation r\u00e9put\u00e9. Son rayonnement doit beaucoup \u00e0 l&rsquo;Association de concerts de musique ancienne (ACMA). Depuis trois d\u00e9cennies, il s&#8217;emploie \u00e0 donner \u00e0 cette chapelle musicale un relais sc\u00e9nique d&rsquo;envergure.<\/p>\n<p>De cet activisme men\u00e9 avec discr\u00e9tion et conviction d\u00e9coulent deux rendez-vous qui s&rsquo;alternent dans le calendrier genevois selon une fr\u00e9quence bisannuelle : le festival Luths et Th\u00e9orbes, enti\u00e8rement consacr\u00e9 aux deux instruments \u00e0 cordes, et Soirs d&rsquo;Automne, ouvert \u00e0 des ensembles vocaux et instrumentaux. Au bal de l&rsquo;alternance, c&rsquo;est ce dernier qui occupera les passionn\u00e9s, d\u00e8s ce soir, et pendant trois vendredis du mois de novembre.<\/p>\n<p>Port\u00e9 par Christine Gabrielle, luthiste et p\u00e9dagogue au sein de la Haute Ecole de musique (HEM) et du Conservatoire populaire, le festival avance sur une double ligne claire : \u00ab\u00a0Il s&rsquo;agit avant tout de donner aux formations d&rsquo;ici une occasion de plus de se produire\u00a0\u00bb\u00a0sp\u00e9cifie celle qui soigne la programmation de Soirs d&rsquo;Automne. Ce \u00e0 quoi s&rsquo;ajoute, pour cette \u00e9dition, la volont\u00e9 de parcourir trois si\u00e8cles de musique et d&rsquo;illustrer ainsi des pans du r\u00e9pertoire qui vont du Moyen-Age finissant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque baroque, en passant bien s\u00fbr, par la Renaissance.<\/p>\n<p>Qui pour peindre ce tableau ambitieux? L&rsquo;ensemble Carpe Diem, tout d&rsquo;abord, qui depuis plus de vingt ans sillonne la Suisse et l&rsquo;Europe avec l&rsquo;intention de restituer les couleurs et les textures musicales des \u00e9poques qu\u2019il visite. Celle offerte ce soir est particuli\u00e8rement saisissante. Elle \u00e9claire une p\u00e9riode charni\u00e8re de la cr\u00e9ation fran\u00e7aise, qui se situe entre la fin du r\u00e8gne de Louis XIV et celle de son successeur Louis XV. Un temps durant lequel les p\u00f4les de cr\u00e9ation se d\u00e9placent de Versailles \u00e0 Paris. De la cour royale aux salons priv\u00e9s. Un temps aussi qui voit l&rsquo; hybridation des styles, avec l&rsquo;influence grandissante des codes italiens. Une c\u00e9sure qu&rsquo; il faut d\u00e9couvrir ou red\u00e9couvrir, avec des pi\u00e8ces d&rsquo;Antoine Dornel, de Marin Marais, de Pancrace Royer et d&rsquo;autres encore.<\/p>\n<p>Deux formations compl\u00e8tent l&rsquo;affiche. Le jeune ensemble H\u00e9ritage, fond\u00e9 en 2014 et \u00e9voluant avec des g\u00e9om\u00e9tries variables (de deux \u00e0 quinze \u00e9l\u00e9ments), propose un voyage qui m\u00e8ne de Venise \u00e0 L\u00fcbeck, en compagnie de compositeurs ayant \u00e9volu\u00e9 dans les deux villes autour du XVII\u00e8me si\u00e8cle. Et enfin, l&rsquo;ensemble Ballata, qui place au coeur de son programme les musiques de Guillaume Dufay. Une figure qui t\u00e9moigne d&rsquo;un autre mouvement de bascule : celui qui m\u00e8ne du Moyen-Age \u00e0 la Renaissance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbTribune de GE 2014, Rocco Zacheo\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; header_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Tribune de Gen\u00e8ve, 24 novembre 2014<\/b><em>, Rocco Zacheo<\/em><\/p>\n<p><b>Un festival pour magnifier luths et th\u00e9orbes<\/b><\/p>\n<p>Arriv\u00e9 \u00e0 sa septi\u00e8me \u00e9dition, ce rendez-vous perp\u00e9tue une passion musicale qui r\u00e9siste depuis la Renaissance.<\/p>\n<p>Ce sont deux instruments \u00e0 la fois nobles et quelque peu exotiques, que le commun des m\u00e9lomanes regarde aujourd\u2019 hui avec un m\u00e9lange de curiosit\u00e9 et de myst\u00e8re. Intrins\u00e8quement reli\u00e9s au r\u00e9pertoire de la Renaissance et \u00e0 celui de l&rsquo;\u00e2ge baroque, luth et th\u00e9orbe ont longtemps triomph\u00e9 dans les cours d&rsquo;Europe, en g\u00e9n\u00e9rant un corpus musical intimiste et raffin\u00e9. Quelques si\u00e8cles apr\u00e8s leur essor, ils continuent de garder une vitalit\u00e9 certaine au sein des sections de musique ancienne des conservatoires d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs, mais aussi gr\u00e2ce \u00e0 des manifestations qui en c\u00e9l\u00e8brent la richesse.<\/p>\n<p>La preuve par le Festival Luths et Th\u00e9orbes, qui tous les deux ans, et ce depuis 2002, met sur un pi\u00e9destal ces deux instruments cousins. Port\u00e9 par l&rsquo;Association des Concerts de musique ancienne (ACMA) et par sa pr\u00e9sidente Christine Gabrielle, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement perp\u00e9tue ainsi une histoire d&rsquo;amour qui, depuis plus de trente ans &#8211; avec la naissance du Centre de musique ancienne en 1978 &#8211; , lie Gen\u00e8ve avec un r\u00e9pertoire lointain.<\/p>\n<p>Professeure \u00e0 la HEM et au Conservatoire populaire de Gen\u00e8ve, Christine Gabrielle con\u00e7oit les lignes artistiques du festival en misant sur quelques points : \u00a0\u00bb Nous sommes attentifs \u00e0 ce que les jeunes musiciens d&rsquo;ici, form\u00e9s \u00e0 Gen\u00e8ve, trouvent avec ce festival une occasion de s&rsquo;exprimer sur sc\u00e8ne. C&rsquo;est le cas de l&rsquo;ensemble Contrepartie, qui joue le 5 d\u00e9cembre, par exemple : il est compos\u00e9 par quatre anciens \u00e9tudiants de la HEM.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, nous travaillons au renouvellement du public, en pla\u00e7ant dans notre programme des spectacles qui sortent de l&rsquo;ordinaire. Pour cette \u00e9dition, nous avons invit\u00e9 Rafael Benatar, qui jouera du luth baroque samedi prochain et qui, la veille, se produira dans un spectacle de magie, son autre passion.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>A ce hors-piste s&rsquo;ajoute celui propos\u00e9 par Julien Martineau, qui, avec sa mandoline, revisite des pi\u00e8ces retranscrites allant de Bach au contemporain Jacques Gallot. Voil\u00e0 qui \u00e9loigne le festival de toute id\u00e9e d&rsquo;int\u00e9grisme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Courrier 2010, Claire Rufenacht\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; header_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Le Courrier, mercredi 17 novembre 2010,\u00a0<\/b><em>Claire Rufenacht<\/em><\/p>\n<p><b>Pince-mi et pince-moi sont aux Salons\u00a0<\/b><\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me partie du festival Luths et Th\u00e9orbes se d\u00e9roule au Th\u00e9\u00e2tre des Salons d\u00e8s jeudi.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un weekend au Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019 histoire de Gen\u00e8ve, les instruments \u00e0 cordes pinc\u00e9es investissent d\u00e8s jeudi soir le Th\u00e9\u00e2tre des Salons.<\/p>\n<p>Luthiers, musicologues et instrumentistes se r\u00e9unissent autour du luth et de sa descendante pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e depuis la R\u00e9volution fran\u00e7aise, la guitare romantique. En pr\u00e9mices, un concert de guitare classique et baroque avec la Br\u00e9silienne Cristina Azuma (jeudi, 20h). Retour \u00e0 l\u2019 essence, ou v\u00e9ritable renaissance, le programme de la soir\u00e9e abordera des pi\u00e8ces vari\u00e9es inspir\u00e9es par l\u2019enfance ainsi que des morceaux recueillis par Santiago de Murcia retra\u00e7ant l\u2019 itin\u00e9raire de la guitare depuis l\u2019 Europe vers l\u2019Am\u00e9rique latine \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des d\u00e9couvertes.<\/p>\n<p>Voyage \u00e0 Venise, vendredi soir, pour un festival de musique du XVIi\u00e8me si\u00e8cle, avec l\u2019ensemble Fantaisie.<\/p>\n<p>Conf\u00e9rences et concerts s&rsquo;alterneront samedi apr\u00e8s-midi :<\/p>\n<p>Bruno Marlat (14h) parlera de la guitare en Espagne \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle et le luthier Philippe Mottet-Rio (18h) pr\u00e9sentera les luths et guitares jou\u00e9s \u00e0 la cour de Versailles.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Comme l\u2019 \u00e9meraude dans l&rsquo;or, ainsi la musique dans le vin\u00a0\u00bb,\u00a0 le trio de luths et chant (Christine Gabrielle, Ziv Braha et Vincent Fl\u00fcckiger) pour un Concert dans le pr\u00e9 (15h30) ou autour d&rsquo;une table avec des partitions \u00e9dit\u00e9es t\u00eate-b\u00eache pour plus de commodit\u00e9 \u00e0 la lecture.<\/p>\n<p>L\u2019 amour courtois, enfin, pour clore cet hommage aux luths, chant\u00e9 par Anne Delafosse-Quentin accompagn\u00e9e pa Pascale Boquet (luth) et Ang\u00e9lique Mauillon (harpe): de Josquin des Pres \u00e0 Ronsard, la rose sera peut etre eclose samedi soir (20h)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbTribune de GE 2008, Sylvie Bonier\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>La Tribune de Gen\u00e8ve, 24 avril 2008, <\/b><em>Sylvie Bonier<\/em><\/p>\n<p><b>Luths et Th\u00e9orbes \u00e0 Calvin<\/b><\/p>\n<p>Trois soirs de d\u00e9licatesse, voil\u00e0 qui fera du bien aux oreilles brutalis\u00e9es par la rumeur citadine. Trois soirs de cordes pinc\u00e9es et de musique baroque, c&rsquo;est en effet ce que propose depuis plusieurs ann\u00e9es, avec une r\u00e9gularit\u00e9 printani\u00e8re, l&rsquo;Association pour la Musique Ancienne. En cr\u00e9ant un rendez-vous festivalier autour du luth et du th\u00e9orbe, Christine Gabrielle voulait faire d\u00e9couvrir des instruments et un r\u00e9pertoire particuliers, qu&rsquo;elle affectionne en tant que praticienne et enseignante. Et pour d\u00e9velopper le champ d&rsquo;exploration des lointains parents de la guitare, elle s&rsquo;est associ\u00e9e \u00e0 des instruments de tous horizons. R\u00e9sultat : ce soir, vendredi et samedi, l&rsquo;Auditoire Calvin r\u00e9sonnera d&rsquo;oeuvres subtiles sous les doigts de fans de cordes en boyau. Mais aussi dans les voix accompagn\u00e9es par ces instruments. Guitare baroque et th\u00e9orbe pour d\u00e9buter ce soir \u00e0 18h30 (Vincent Fl\u00fcckiger) pr\u00e9c\u00e9deront des \u00ab\u00a0R\u00eaveries\u00a0\u00bb \u00e0 20h30 chant\u00e9es et jou\u00e9es au luth, th\u00e9orbe, guitares romantique et baroque par Christine Gabrielle, Anna Kowalska et Anton Birula. Et les jours suivants, d&rsquo;autres bonheurs sont \u00e0 l&rsquo;affiche!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Temps 2006, Sylvie Bonier\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>La Tribune de Gen\u00e8ve, 5 mai 2006, <\/b><em>Sylvie Bonier<\/em><\/p>\n<p><b>Luths et Th\u00e9orbes s\u2019 invitent \u00e0 St Germain (<\/b>Vendredi 5 et samedi 6 mai 2006)<\/p>\n<p>L\u2019 \u00e9glise sise en Vieille-Ville accueille cinq concerts de musique ancienne. C\u2019 est un petit festival qui creuse obstin\u00e9ment son sillon. Tenace, Christine Gabrielle signe en effet la troisi\u00e8me \u00e9dition d\u2019 un rendez-vous consacr\u00e9 \u00e0 ses instruments de pr\u00e9dilection : le luth et le th\u00e9orbe. Ancienne guitariste venue aux d\u00e9licatesses baroques, l\u2019enseignante au Centre de Musique Ancienne (CMA) s\u2019est fix\u00e9 pour mission de faire d\u00e9couvrir et partager les bonheurs du r\u00e9pertoire et des sonorit\u00e9s exquises de ces instruments. Pour le troisi\u00e8me cru des rencontres qu&rsquo;elle a imagin\u00e9es autour de ses deux f\u00e9tiches, la responsable a invit\u00e9 des musiciens susceptibles de r\u00e9v\u00e9ler toute la po\u00e9sie, la finesse et les particularit\u00e9s du luth et de son acolyte, plus d\u00e9velopp\u00e9 techniquement. Tout d\u00e9butera ce vendredi \u00e0 18h par un concert en trio autour du r\u00e9pertoire de la Renaissance italienne, o\u00f9 Dolores Costoyas, Evangelina Mascardi et Ariel Abramovich se retrouveront sous la banni\u00e8re de \u00ab\u00a0Candide Perle\u00a0\u00bb. A 20h30, Rolf Lislevand se lancera en compagnie de quelques comp\u00e8res dans des musiques compos\u00e9es sur des basses obstin\u00e9es baroques. L\u2019improvisation sera reine dans cette rencontre qui propose une fantaisie sur la musique italienne du XVII\u00e8me si\u00e8cle. Le lendemain \u00e0 17 h, Jonathan Rubin donnera des pi\u00e8ces originales et des transcriptions personnelles d\u2019oeuvres plus modernes. Originalit\u00e9 garantie. Puis \u00e0 18h, c\u2019est au tour de Christine Gabrielle et de Joel Frederiksen de lier l\u2019art des cordes pinc\u00e9es \u00e0 celui de la voix en duo, avant qu&rsquo; \u00e0 20h30, l\u2019 Arpeggiata de Christina Pluhar et la chanteuse Lucilla Galeazzi ne mettent un point final \u00e0 cette \u00e9dition. On y promet des Tarentelles en cascades pour un joli bouquet vocal&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Temps 2005&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_font=\u00a0\u00bbVerdana||||\u00a0\u00bb text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; header_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Le Temps, Sortir, 13 &#8211; 19 octobre 2005<\/b><\/p>\n<p><strong>Soirs d&rsquo;Automne<\/strong><\/p>\n<p>Chaque automne, l&rsquo;Association des concerts de musique ancienne (ACMA) organise une s\u00e9rie de concerts. Le premier met en parall\u00e8le des madrigaux et motets de Palestrina, Acadelt et Schein avec leurs transpositions instrumentales. Parmi ceux-ci, certains seront interpr\u00e9t\u00e9s dans leur version \u00ab\u00a0diminu\u00e9e\u00a0\u00bb,\u00a0c&rsquo;est-\u00e0-dire avec les variations virtuoses qu&rsquo;elles ont inspir\u00e9 \u00e0 des compositeurs des XVI\u00e8me et XVI\u00e8me si\u00e8cles comme Bovicello ou Bassano. Marinette Extermann (\u00e0 l\u2019orgue et au clavecin) accompagne cinq chanteurs, dont la soprano Christine Gabrielle (je 13).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Temps 2004, Rocco Zacheo\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Le Temps, 1er novembre 2004,\u00a0<\/b><em>Rocco Zaccheo<\/em><\/p>\n<p><strong>Ma\u00eetre du luth, Hopkinson Smith sublime les airs de John Dowland<\/strong><\/p>\n<p>A de tr\u00e8s rares et tr\u00e8s heureuses occasions, un concert peut r\u00e9v\u00e9ler le rapport fusionnel existant entre le compositeur et son interpr\u00e8te. Le r\u00e9cital qui a ouvert vendredi \u00e0 Gen\u00e8ve le festival <i>Luths et Th\u00e9orbes<\/i> en a \u00e9t\u00e9 une. Il est 20h30 lorsque, dans le d\u00e9pouillement extr\u00eame de l\u2019Eglise luth\u00e9rienne, fait son apparition la figure filiforme et \u00e9l\u00e9gante du luthiste d\u2019exception qu\u2019est Hopkinson Smith. La retenue du personnage est inversement proportionnelle \u00e0 l\u2019ampleur du prestige et de l\u2019aura qui l\u2019entourent depuis deux d\u00e9cennies, et elle semble servir \u00e0 la perfection les notes du compositeur anglais John Dowland, auquel est d\u00e9di\u00e9e la soir\u00e9e. Dowland est assur\u00e9ment l\u2019incarnation du tourment m\u00e9lancolique et ses oeuvres sont le miroir d\u2019une vie bouscul\u00e9e par une errance sans fin. Entre la fin du XVI\u00e8me et le d\u00e9but du XVII\u00e8me si\u00e8cle, on le retrouve partout en Europe : \u00e0 Paris, dans l\u2019entourage de l\u2019ambassadeur d\u2019Angleterre ; \u00e0 la cour de Brunswick en Hesse ; en Italie ; \u00e0 la cour de Danemark et, lorsque la nostalgie le tenaille, dans son pays natal. Les contradictions de ce Hamlet musicien sont r\u00e9sum\u00e9es par le jeu de mots qui lui a servi d\u2019autoportrait : \u00ab\u00a0Semper Dowland, semper dolens\u00a0\u00bb (Dowland toujours, toujours dolent). Et cette v\u00e9rit\u00e9 r\u00e9sonne pr\u00e9cis\u00e9ment dans les notes de ces compositions. A commencer par les gaillardes (danses au rythme ternaire d\u2019origine italienne) de la premi\u00e8re partie du r\u00e9cital. Des pi\u00e8ces d\u00e9licates, fragiles et raffin\u00e9es que Hopkinson Smith visite avec un tact extr\u00eame. Alors que ses doigts se d\u00e9placent avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante, et que la respiration rythme les mesures comme pour leur donner le souffle vital, les traits du visage traduisent la modestie et l\u2019\u00e9tonnement. Comme si le musicien d\u00e9couvrait pour la premi\u00e8re fois la beaut\u00e9 de ces airs. L\u2019acoustique d\u00e9plorable g\u00e2che quelque peu la magie du moment, car elle disperse les sonorit\u00e9s d\u2019un instrument qui est timide par d\u00e9finition. Les trois portraits de femmes qui suivent alternent retenue et jeu effervescent : <i>Pavin la Mia Barbara<\/i> dit l\u2019amour lointain et \u00e0 jamais perdu, alors que l\u2019espoir semble rena\u00eetre avec <i>Lady Hunsdon\u2019s Allmande<\/i>. Puis, ce sera le tour des oeuvres compos\u00e9es durant l\u2019exil continental. Apparaissent alors de nouvelles solutions harmoniques qui requi\u00e8rent un jeu de virtuose. Hopkinson Smith les parcourt avec aisance et dynamisme et se r\u00e9v\u00e8le \u00e9poustouflant dans la <i>Fantasie<\/i> qui cl\u00f4t le programme. Le musicien s\u2019en va sur les notes vivaces d\u2019une danse de cour fran\u00e7aise du XVI\u00e8me si\u00e8cle. Un hors-piste lumineux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Temps Sortir, oct. 2004, Rocco Zacheo\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Le Temps, Sortir, 28.10 &#8211; 3.11. 2004, <\/b><i>RZ<\/i><\/p>\n<p><b>Festival de Luth et Th\u00e9orbe<\/b><\/p>\n<p>Il a redonn\u00e9 au luth les lettres de noblesse que la poussi\u00e8re \u00e9tait sur le point de couvrir. Formateur in\u00e9galable (il est professeur \u00e0 la Schola Cantorum Basiliensis) et interpr\u00e8te unique, Hopkinson Smith ouvre la deuxi\u00e8me \u00e9dition du festival Luths et Th\u00e9orbes 04, organis\u00e9 par l\u2019Association de concerts de musique ancienne (ve 29 \u00e0 20h30). Le ma\u00eetre am\u00e9ricain interpr\u00e8te des oeuvres de John Dowland, compositeur phare de l\u2019\u00e9poque \u00e9lisab\u00e9thaine et jacob\u00e9enne en Angleterre et auteur de pi\u00e8ces aussi vari\u00e9es que raffin\u00e9es. Les musiciens, qui poursuivent le festival durant le weekend, ont la double particularit\u00e9 de faire rayonner leur art depuis la Suisse (B\u00e2le ou Gen\u00e8ve) et d\u2019\u00eatre des anciens \u00e9l\u00e8ves d\u2019Hopkinson Smith. Parmi ceux-ci, Azul Lima accompagn\u00e9 au chant par Natacha Ducret (sa 30 \u00e0 18h), Rosario Conte (sa 30 \u00e0 20h30), Peter Croton (di 31 \u00e0 17h) et l\u2019ensemble la Bella Diva (di 31 \u00e0 18h30).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbTribune de Ge 2004, Sylvie Bonier\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>Tribune de Gen\u00e8ve, mardi 26 octobre 2004,<\/strong> <em>Sylvie Bonier<\/em><\/p>\n<p><strong>Le luth a trouv\u00e9 son \u00e9g\u00e9rie<\/strong><\/p>\n<p>Christine Gabrielle organise le deuxi\u00e8me festival consacr\u00e9 \u00e0 cet instrument ancien.<\/p>\n<p>Sa crini\u00e8re poivre et sel lui donne des allures de lionne. Ses yeux bleus, une douceur tranquille. Il faut de la d\u00e9licatesse pour jouer du luth, instrument aux sonorit\u00e9s fines et \u00e0 la grande fragilit\u00e9 de facture. Et un temp\u00e9rament solide pour organiser une manifestation aussi cibl\u00e9e. Christine Gabrielle poss\u00e8de les deux qualit\u00e9s. Elle se lance all\u00e9grement dans la deuxi\u00e8me \u00e9dition de son festival <em>Luths et Th\u00e9orbes 04,<\/em>une rencontre concentr\u00e9e sur les trois jours du week-end \u00e0 venir.<\/p>\n<p>On imagine sans peine la motivation de la luthiste et chanteuse, enseignante \u00e0 Gen\u00e8ve. Gagn\u00e9e tr\u00e8s jeune par le virus d&rsquo;un instrument aux origines lointaines (la Chine avec le pipa, le Japon avec le biwa, les pays arabes avec l&rsquo;oud&#8230;), la musicienne quitte \u00e0 16 ans l&rsquo;univers de la guitare pour rejoindre celui du luth.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, la vocation est devenue pros\u00e9lytisme. Pour Christine Gabrielle, il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9largir le cercle tr\u00e8s restreint des aficionados. \u00ab Dans les classes professionnelles du Conservatoire, il n&rsquo;y a que trois \u00e9l\u00e8ves. En section non professionnelle, une dizaine. Le luth et son r\u00e9pertoire restent trop peu connus et gagnent \u00e9videmment \u00e0 l&rsquo;\u00eatre. J&rsquo;esp\u00e8re, avec le festival, susciter un int\u00e9r\u00eat autour des instruments \u00e0 cordes pinc\u00e9es. Luth, th\u00e9orbe et guitare sont donc les trois vedettes de l&rsquo;\u00e9dition 04. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Archiluth et th\u00e9orbe<\/strong><\/p>\n<p>Figure de proue de la sp\u00e9cialit\u00e9, Hopkinson Smith ouvre les feux vendredi \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise luth\u00e9rienne de la rue Verdaine. Ce n&rsquo;est pas un hasard. \u00ab Evidemment, Hopi reste la r\u00e9f\u00e9rence du luth. Tous les intervenants de cette \u00e9dition sont d&rsquo;ailleurs pass\u00e9s par son enseignement. Il me semblait naturel qu&rsquo;on d\u00e9bute avec lui pour lancer le festival \u00bb, r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;organisatrice, qui ne peut retenir un charmant diminutif quand elle parle du grand soliste.<\/p>\n<p>Que d\u00e9couvrira-t-on pendant ces trois jours ? \u00ab Des \u0153uvres couvrant la grande p\u00e9riode de l&rsquo;instrument, soit de 1500 \u00e0 1650, et des musiciens de tous horizons, jouant aussi bien du luth, que de l&rsquo;archiluth, du th\u00e9orbe ou de la guitare dans des r\u00e9pertoires vari\u00e9s. \u00bb Pour le commun des mortels, les diff\u00e9rences entre ces instruments ne sautent pas aux oreilles. \u00ab C&rsquo;est une question d&rsquo;\u00e9volution technique de l&rsquo;instrument \u00bb, explique Christine Gabrielle. \u00ab Le luth poss\u00e8de 6 \u00e0 7 ch\u0153urs (doubles cordes), puis l&rsquo;archiluth est venu \u00e9toffer l&rsquo;instrument \u00e0 la fin du XVIe si\u00e8cle avec des cordes suppl\u00e9mentaires dans les basses pour augmenter la r\u00e9sonance, ensuite le th\u00e9orbe a rallong\u00e9 la touche, toujours pour les m\u00eames raisons d&rsquo;amplification de la puissance sonore. \u00bb<\/p>\n<p><strong>R\u00e9pertoire extra-europ\u00e9en<\/strong><\/p>\n<p>Selon Christine Gabrielle, ce qui a chang\u00e9 en trente ans dans l&rsquo;interpr\u00e9tation baroque, c&rsquo;est que \u00ab les instruments \u00e0 cordes pinc\u00e9es ont pris le relais du clavecin dans les ensembles dits baroques, pour des questions de sonorit\u00e9. L&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration des tempi, plus ou moins discutable, est une autre mode \u00e0, laquelle s&rsquo;est ajout\u00e9 le recours toujours plus fr\u00e9quent des musiciens \u00e0 l&rsquo;improvisation \u00bb.<\/p>\n<p>Restent les projets. \u00ab L&rsquo;ouverture est indispensable \u00bb, d\u00e9clare la responsable du festival, qui compte bien \u00e9largir la jeune manifestation si le public suit. Master classes, r\u00e9pertoire extra-europ\u00e9en, diversification des instruments, commandes : les id\u00e9es ne manquent pas. Seule demeure en point de mire une unique constante : le bonheur des rencontres musicales.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Temps, 17 juin 2002&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>Le Temps, 17 juin 2002, <\/strong><em>Florence Gaillard<\/em><\/p>\n<p><strong>Sous le baroque, la guitare intemporelle du Norv&eacute;gien Rolf Lislevand<\/strong><\/p>\n<p>Trente degr&eacute;s dans les rues de Gen&egrave;ve vendredi pass&eacute;, et quelques-uns de plus aux Salons, o&ugrave; l&rsquo;Association des concerts de musique ancienne proposait un ultime et double concert sur le th&egrave;me &laquo; Luth et th&eacute;orbes &raquo;. Dans la torpeur, la temp&eacute;rature attaque aussi et surtout les instruments : vie et mort du boyau de mouton, fil &agrave; retordre r&eacute;fractaire &agrave; la moiteur tropicale.<\/p>\n<p>L&rsquo; ensemble A deux violes Esgales pr&eacute;sentait en premi&egrave;re partie des pi&egrave;ces de Sainte-Colombe et de Marin Marais, dont le gambiste Jonathan Dunford a retrouv&eacute; un manuscrit en Ecosse. A d&eacute;couvrir ces pi&egrave;ces de la fin du XVIIe si&egrave;cle, destin&eacute;es &agrave; la cour du roi Soleil, on reste frapp&eacute; par la minutie : le volume explore l&rsquo;infiniment petit, l&rsquo;&eacute;clairage sonore d&eacute;coupe un halo restreint, attire l&rsquo;attention sur des dialogues indiscrets entre violes et luth.<\/p>\n<p>Le contraste est saisissant entre ce baroque-l&agrave;, fran&ccedil;ais et courtois, et le r&eacute;pertoire des Nuove Musiche. Le Norv&eacute;gien Rolf Lislevand revient sur Kapsberger, Allemand de Venise et figure de la &laquo; Nouvelle musique &raquo; du XVIIe si&egrave;cle. Un avant-gardisme baroque, port&eacute; comme la Commedia dell&rsquo;arte sur l&rsquo;improvisation canalis&eacute;e. Les percussions de l&rsquo;imperturbable Pedro Estevan soulignent de touches pointillistes les lignes bris&eacute;es du th&eacute;orbe et du colachon de Bj&ocirc;rn Kjellermyr. Rien de plus enthousiasmant que Lislevand and Co dans les pi&egrave;ces de l&rsquo;espagnol Santiago de Murcia, compositeur plurilingue du Si&egrave;cle d&rsquo;or finissant, qui &eacute;vang&eacute;lisa le Mexique &agrave; coups de guitare. Fusion entre le baroque ib&eacute;rique &mdash;aux accents m&eacute;di&eacute;vaux ou mozarabes, l&rsquo;Italie et des danses afro-am&eacute;ricaines qui passionn&egrave;rent Santiago, ethnomusicologue avant la lettre. Lislevand, qui conserve de sa passion premi&egrave;re pour la guitare &eacute;lectrique le rythme et l&rsquo;accent, insuffle &agrave; ce mixage baroque une vitalit&eacute; sans &acirc;ge.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbTribune de GE, juin 2002&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>Tribune de Gen\u00e8ve, 10 &#8211; 15 juin 2002, <\/strong><em>Sylvie Bonier<\/em><\/p>\n<p><strong>Chant, luths et th\u00e9orbes<\/strong><\/p>\n<p>II vient rarement \u00e0 Gen\u00e8ve, et on le regrette. L&rsquo;OSR r\u00e9pare cette erreur en l&rsquo;invitant \u00e0 son concert d&rsquo;abonnement de mercredi. Jeffrey Tate, qui fit les heures glorieuses du Grand Th\u00e9\u00e2tre du temps de Gall, arrive cette fois au Victoria Hall dans un programme symphonique o\u00f9 il d\u00e9fendra les couleurs de Beethoven (air pour soprano \u00abAh, perfido\u00bb Op.65), de Strauss (extrait de Salom\u00e9 \u00abAch, Du wollest mich nicht&#8230;\u00bb) et d&rsquo;Elgar (Symphonie N02 Op.63). La voix qui donnera vie aux deux airs de la soir\u00e9e sera celle de la soprano Katarina Dalayman.<\/p>\n<p>Plus confidentielle, mais plus \u00e9tendue, la petite s\u00e9rie organis\u00e9e par l&rsquo;Association des concerts de musique ancienne aux Salons de la rue Bartholoni rend hommage aux cordes pinc\u00e9es des luths et des th\u00e9orbes. Leurs sonorit\u00e9s d\u00e9licates et lumineuses seront mises en valeur par Rolf Lislevand, Claire Antonini, Christine Gabrielle, Matthias Spaeter et Paolo Cherici, qui se relaieront de mercredi \u00e0 vendredi \u00e0 20 h 30 autour de programmes vari\u00e9s. Le premier se consacre mercredi \u00e0 l&rsquo;archiluth, au th\u00e9orbe, au chant au luth. Jeudi, le com\u00e9dien Alain Carr\u00e9 racontera la vie de la femme de Moli\u00e8re sur fond de th\u00e9orbe, violons et viole de gambe. Et pour finir, ce sera au tour de l&rsquo;ensemble A deux violes Esgales puis du th\u00e9orbe, de la guitare baroque, des percussions et du colachon de clore ces festivit\u00e9s baroques. A d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Temps, Sortir, juin 2002&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>Le temps, Sortir, 12-14 juin 2002<\/strong><\/p>\n<p><strong>Luths et Th\u00e9orbes\u00a0: un mini-festival pour d\u00e9couvrir ces instruments m\u00e9connus<\/strong><\/p>\n<p>Le luth m\u00e9ritait un festival. C&rsquo;est d\u00e9sormais chose faite \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>Cinq luthistes, bien connus dans le milieu du baroque, animent un festival de trois jours. Ils joueront des pi\u00e8ces baroques d&rsquo;horizons vari\u00e9s. Exemple : les airs de cour de Michel Lambert, beau-p\u00e8re de LulIy, dont les textes sont parfois sulfureux. Mais aussi Marin Marais, Sainte Colombe ou encore Robert de Vis\u00e9e, grand th\u00e9orbiste sous Louis XIV. D&rsquo;autres musiciens seront de la partie, y compris le com\u00e9dien Alain Carr\u00e9 qui racontera la vie de la seconde femme de Moli\u00e8re&#8230;<\/p>\n<p>Un peu d&rsquo;histoire&#8230; Issu des r\u00e9gions extr\u00eame-orientales, le luth fut adopt\u00e9 en Europe d\u00e8s le Moyen Age, import\u00e9, dit-on, par les Maures arriv\u00e9s en Espagne au VIIIe si\u00e8cle. A l&rsquo;origine, il ne comprenait que quatre cordes jou\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un plectre. Puis il \u00e9volua, gagna en ampleur jusqu&rsquo;\u00e0 acqu\u00e9rir six \u00e0 sept rangs de cordes pour r\u00e9pondre aux n\u00e9cessit\u00e9s des musiques jou\u00e9es. A la Renaissance, on laisse tomber le plectre : on ne joue plus qu&rsquo;avec les doigts. Vers 1600, apparaissent les luths \u00e0 dix ou onze ch\u0153urs, les archiluths, th\u00e9orbes et <em>chitarroni<\/em>&#8230; Le r\u00e9pertoire s&rsquo;enrichit. Les luthistes inventent de nouveaux accords qui aboutiront \u00e0 l&rsquo;instrument appel\u00e9 \u00ab luth baroque \u00bb, dont l&rsquo;accord de base est radicalement diff\u00e9rent de celui de la Renaissance.<\/p>\n<p><strong>Mercredi 12 juin \u00e0 20h30\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9cital de Matthias Spaeter (archiluth et th\u00e9orbe). \u0152uvres d&rsquo;Alessandro Piccinini et Girolamo Kapsberger.<\/p>\n<p><em>Recitar cantando\u00a0<\/em>dans les cours d&rsquo;Italie et de France vers 1620. \u0152uvres de Sigismondo D&rsquo;India, Monteverdi etc., par Claudine Ansermet (soprano) et Paolo Cherici (luth).<\/p>\n<p><strong>Jeudi 13 Juin \u00e0 20h30\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Spectacle intitul\u00e9 <em>La Fameuse Com\u00e9dienne.\u00a0<\/em>Vie d&rsquo;Armande B\u00e9jart, racont\u00e9e par Alain Carr\u00e9, avec la participation de Florence Malgoire et Alice Pi\u00e9rot (violons). Marianne M\u00fcller (viole de gambe). Le r\u00e9cit de l&rsquo;existence de la seconde femme de Moli\u00e8re, ponctu\u00e9 de musiques de Marin Marais et d&rsquo;airs de Michel Lambert que Christine Gabrielle chantera en s&rsquo;accompagnant elle-m\u00eame au th\u00e9orbe.<\/p>\n<p><strong>Vendredi 14 Juin \u00e0 20h30\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Ensemble A Deux Violes Esgales (form\u00e9 de Claire Antonini au luth baroque, de Sylvia Abramowicz et Jonathan Dunford aux violes de gambe) joue des pi\u00e8ces de Sainte Colombe, Marin Marais et du Vieux Gaultier. Puis Rolf Lislevand (th\u00e9orbe et guitare classique) prend la rel\u00e8ve, avec le percussionniste Pedro Estevan et Bj\u00f6rn Kjellermyr qui jouera du colachon, instrument insolite d\u00e9riv\u00e9 du santur arabe.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Courrier, juin 2002&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Le Courrier, mercredi 12 juin 2002, <\/b><em>RHr<\/em><\/p>\n<p><b>Luths et Th\u00e9orbes \u00e0 Gen\u00e8ve<\/b><\/p>\n<p>Du 12 au 14 juin, Le th\u00e9\u00e2tre Les Salons de Gen\u00e8ve accueille un mini &#8211; festival tout \u00e0 fait original, \u00e0 la d\u00e9couverte du luth et du th\u00e9orbe. A cet effet, l\u2019 Association des concerts de musique ancienne a r\u00e9uni cinq interpr\u00e8tes (dont Matthias Spaeter et Paolo Cherici) et d&rsquo;autres \u00ab\u00a0sp\u00e9cialistes\u00a0\u00bb autour d un r\u00e9pertoire parcourant tout le XVII\u00e8me si\u00e8cle. Marin Marais, Sainte Colombe, Robert de Vis\u00e9e, Michel Lambert, Pierre Gu\u00e9dron pourront ainsi d\u00e9voiler les compositions que ces instruments-muses leur ont inspir\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbLe Courrier 1999, Jacques Nicola\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; text_font=\u00a0\u00bbVerdana||||\u00a0\u00bb text_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; header_font=\u00a0\u00bbVerdana||||\u00a0\u00bb header_text_color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><b>Le Courrier, 1999,\u00a0<\/b><em>Jacques Nicola<\/em><\/p>\n<p><b>M\u00e9di\u00e9vale ou renaissante, la chanson occupe Les Salons<\/b><\/p>\n<p>Trois concerts ce weekend \u00e0 Gen\u00e8ve proposent d\u2019explorer un r\u00e9pertoire peu connu, autour du chant accompagn\u00e9 en langue vernaculaire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Musique ancienne aux Salons\u00a0\u00bb. le pluriel et la majuscule sont de rigueur : non pas un divertissement mais l\u2019annonce de trois concerts cons\u00e9cutifs dans une salle baptis\u00e9e Les Salons, am\u00e9nag\u00e9e sur les vestiges du cin\u00e9ma l\u2019Ecran. Pour l\u2019heure, le lieu est passant et le vis-\u00e0-vis saum\u00e2tre : le Xacr\u00e9-Coeur obstrue au mieux. Mais lorsque les volutes n\u00e9ocaliguliennes auront d\u00e9finitivement c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la griffe du temps, Les Salons si\u00e9geront place B\u00e9la-Bartok, au coeur de la Gen\u00e8ve culturelle, entre Maison du Gr\u00fctli et Conservatoire.<\/p>\n<p>C\u2019est en ces murs que l\u2019Association pour le Centre de musique ancienne (ACMA) a organis\u00e9 une manifestation en trois volets, selon trois caract\u00e9ristiques : interpr\u00e9ter quelques pi\u00e8ces d\u2019un r\u00e9pertoire m\u00e9di\u00e9val peu jou\u00e9, recentrer l\u2019ensemble autour du chant accompagn\u00e9, enfin pr\u00e9senter des instruments insolites. \u00ab\u00a0 Cela devrait rendre ces concerts tr\u00e8s vivants\u00a0\u00bb estime Christine Gabrielle, secr\u00e9taire et charg\u00e9e de programmation de l\u2019ACMA. Seront donc au rendez-vous la chifonie &#8211; plus connue sous le nom de vielle \u00e0 roue -, le rebec &#8211; un petit violon taill\u00e9 dans une seule pi\u00e8ce de bois -, le cistre -variante aplatie du luth -, la chal\u00e9mie, instrument en bois dot\u00e9 d\u2019une anche double, le cornet \u00e0 bouquin &#8211; anc\u00eatre de la trompette &#8211; ou encore le psalt\u00e9rion &#8211; petit cymbalum pos\u00e9 sur une table.<\/p>\n<p>Evidemment, ce ne sont que des copies. Car s\u2019il est fr\u00e9quent de jouer le r\u00e9pertoire classique, voire baroque, sur des instruments d\u2019\u00e9poque, en de\u00e7\u00e0 &#8211; \u00e0 de rares exceptions pr\u00e8s -, le vieillissement laisse des traces irr\u00e9m\u00e9diables. Les instruments sont donc reconstitu\u00e9s par des luthiers sp\u00e9cialis\u00e9s. Certaines pi\u00e8ces de la lutherie orientale offrent fr\u00e9quemment des points de rep\u00e8re \u00e0 la reconstitution, explique Mme Gabrielle.<\/p>\n<p>Autre caract\u00e9ristique des temps anciens : l\u2019instrumentation n\u2019est pas indiqu\u00e9e. Aux musiciens de se d\u00e9brouiller, selon leur \u00e9cole, leurs lectures, leur imagination. Des formations se sont constitu\u00e9es pour approcher au mieux ce r\u00e9pertoire.<\/p>\n<p>C\u2019est le cas de l\u2019ensemble Alla Francesca : ces musiciens rasssembl\u00e9s autour de Brigitte Lesne pr\u00e9sentent des recueils de chants en po\u00e9sie vernaculaire des troubadours et trouv\u00e8res issus des cours royales du XIII\u00e8me si\u00e8cle, ainsi qu\u2019un recueil de chants galico-portugais de la m\u00eame \u00e9poque, consid\u00e9r\u00e9 comme un monument de la musique m\u00e9di\u00e9vale, <i>Las<\/i> <i>Cantigas de Santa Maria.<\/i><\/p>\n<p>C\u2019est aussi le cas de l\u2019ensemble Doulce M\u00e9moire, qui explore de son c\u00f4t\u00e9 le r\u00e9pertoire de la Renaissance. Face aux polyphonies de l\u2019\u00e9poque, abondamment c\u00e9l\u00e9br\u00e9es, voici le versant prosodique : quelques chansons et \u00ab\u00a0danceries\u00a0\u00bb de leur temps.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_divider color=\u00a0\u00bb#091842&Prime; disabled_on=\u00a0\u00bbon|on|off\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbS\u00e9parateur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; height=\u00a0\u00bb10px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_divider][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La presse en parle M\u00f3nica Pustilnik, luth et archiluth Entre HEM, Cappella Mediterranea et festival Le Luth En-chant\u00e9, la musicienne argentine s\u2019est fait sa place au bout du lac. JEUDI 26 OCTOBRE 2023\u00a0GIANLUIGI BOCELLI On monte chez elle par des escaliers sombres, en traversant les anciennes cours de pierre grise de la Vieille-Ville genevoise. 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