L’Association des Concerts de Musique Ancienne (ACMA) et son

Festival LUTHS et THEORBES

 

Festival unique en son genre, Luths et Théorbes se dédie entièrement à la promotion des instruments à cordes pincées anciens. Ouvert à tous les publics, il a pour but de faire connaître les luths, vihuelas et autres guitares renaissance et baroques en-dehors du cercle des « aficionados ».

Sa programmation est riche et variée, tant par les répertoires présentés (estampies et ballades du Moyen Age, madrigaux, fantaisies, chansons et danses de la Renaissance, airs et cantates baroques, lute-songs élisabéthains, « arie » et « toccate » italiennes) que par la diversité des solistes et ensembles invités, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs.

Resurgis, reconstruits, réinterprétés et réinventés grâce aux recherches musicologiques, organologiques et iconographiques dans les textes historiques, ces instruments intimistes et leurs répertoires délicats invitent le public à un moment de découverte et de détente partagée.

 

L’Association des Concerts de Musique Ancienne (ACMA) est née il y a quarante ans, peu de temps après la création du Centre de Musique Ancienne de Genève. Depuis, elle n’a pas cessé de promouvoir la musique ancienne à Genève.

Créé en 2002, pour « magnifier » – selon les dires d’un journaliste de la place – les instruments à cordes pincées anciens, le festival Luths et Théorbes, biennal et unique en son genre, fêtera son dixième anniversaire en 2020.

En le créant, l’ACMA et sa directrice artistique, luthiste et chanteuse professionnelle, se sont donné pour mission de mettre en lumière les instruments à cordes pincées anciens en les extrayant du seul cercle des spécialistes et de les rendre accessibles à un public élargi. Au cours de ces années, le festival a acquis une certaine notoriété et, malgré ses dimensions modestes, il est, discrètement, à l’instar des instruments qu’il met en valeur, bien inscrit dans le paysage culturel genevois.

Cette discrétion contribue toutefois à son originalité et à sa singularité, que renforcent :

  • l’exigence d’authenticité historique (étude de la lutherie ancienne, fabrication de cordes en boyaux ou invention de matériaux qui se rapprochent de celui-ci, connaissance et lecture des partitions originales, recherche musicologique, etc.).
  • la grande variété des répertoires (médiéval, renaissance, baroque et classique) et des instruments à découvrir (guiternes, vihuelas, cistres, colachons, archiluths, théorbes, mandoles et mandolines, épinettes, clavecins et harpes).
  • le raffinement des sonorités et des musiques écrites pour ces instruments qui permet de les découvrir dans des lieux comme le Théâtre Les Salons de Genève, dont les dimensions, favorisant la proximité, contribuent à mettre en valeur ses qualités d’intimité.
  • la possibilité d’entretenir des contacts avec des musiciens d’autres cultures où des instruments apparentés aux nôtres (biwa au Japon, pipa en Chine, oud dans les pays arabes, saz en Turquie, kora en Afrique, sitar ou sarod en Inde), sont encore pratiqués sans interruption depuis des siècles.
  • une communauté locale et internationale de luthistes désireux de se faire connaître et de partager leur passion avec le public.

Les concerts organisés depuis 2002 ont permis de faire entendre à Genève des luthistes venus des quatre coins de la planète, mais également ceux qui y travaillent, y enseignent ou y étudient. Dans le sillon des départements de musique ancienne européens, et tout particulièrement de celui de Genève – dont l’ACMA est historiquement une émanation – le festival sert également de tremplin aux jeunes musiciens qui s’y sont formés en leur donnant l’occasion de se confronter à un vrai public.