Prochain rendez-vous

FESTIVAL des SOIRS D’AUTOMNE

 

au

Théâtre les Salons

6, Rue J.-F. Bartholoni, 1204 Genève

Nos tarifs en 2019

 

Plein tarif : 25.-

AVS / AI : 20.-

Membres : 15.-

Etudiants, carte 20ans20francs, chômeurs : 10.-

 

Samedi 9 novembre 2019 à 19h

 

ENSEMBLE LA RÊVEUSE

Serge Saitta, traverso, Florence Bolton, basse de viole, Benjamin Perrot, théorbe & guitare baroque

 

Le Salon de musique de Mme de Pompadour

Oeuvres de Louis de Caix d’Hervelois (1677-1759), Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755), François Couperin (1668-1733), Michel Blavet (1700-1768), Carl Friedrich Abel (1723-1787) 

 

Le 18ème siècle voit naître de nombreuses mutations sociales et une nouvelle sensibilité dans les arts. On préfère le naturel aux formes savantes du siècle précédent. On se tourne volontiers vers des oeuvres au charme plus simple et champêtre, capables d’émouvoir et de toucher un large public.

Le règne de Mme de Pompadour, maîtresse du roi Louis XV,  a donné un tour particulier de gaieté et de fantaisie aux arts, copié dans l’Europe entière. Ce programme rend hommage à trois compositeurs des Lumières qui ont oeuvré à enrichir les bases d’un style musical «européen», Joseph Bodin de Boismortier, Michel Blavet et Georg Philipp Telemann.

Samedi 30 novembre 2019 à 19h

 

ENSEMBLE LE CONCERT BRISÉ

William Dongois, Marc Pauchard, Josquin Piguet, cornetti, Paolo Corsi, clavecin

 

A Tre Cornetti

Oeuvres de Girolamo Frescobaldi, Nicolo Corradini, Giovanni Antonio Pandolfi Mealli, Luzzasco Luzzaschi, Orlando di Lasso/G. Dalla Casa, Johann Jakob Froberger et autres…

 

Malgré le dédain de certains humanistes envers les instruments à vent et, plus particulièrement, les sacqueboutes et les cornets, ces derniers vont s’avérer indispensables pour rehausser le prestige de toute cérémonie civile ou religieuse C’est ainsi que le cornet connut un véritable âge d’or, en dépit du fait de l’absence de répertoire spécifiquement écrit pour lui, les compositeurs lui préférant le violon ou la voix. Cependant, notamment en Italie jusqu’en 1630 et en Allemagne jusqu’à la fin des années 1600, le cornet resta fréquemment mentionné comme destinataire de sonates ou comme alternative au violon.

Habillée d’ornements, de diminutions et improvisations virtuoses propres à chaque instrumentiste, les compositions vocales telles que les motets et les madrigaux polyphoniques ainsi que les sonates pour violon prennent alors une sonorité aérienne et fascinante.

 

Notre saison passée

LES DIMANCHES DE L’ACMA

10 mars et 7 avril 2019 à 17h

 

Théâtre Les Salons

6 rue J.-F. Bartholoni, 1204 Genève

ENSEMBLE LE RIDOTTO

LE DECAMERON

Florence Grasset, soprano / Dana Howe, luth et guiterne / Nicolas Hémard, déclamation

Les textes, dans la traduction d’Antoine Le Maçon (1545), seront en français de la Renaissance et les musiciens interpréteront des musiques de la Renaissance, contemporaines de cette traduction.

Le Décaméron de Boccace, mis à l’Index lors de l’Inquisition, a été vivement critiqué pendant des siècles. Et pourtant, il demeure source d’inspiration pour des générations d’artistes. Jouissant malgré tout d’un grand succès, il fut rapidement traduit dans d’autres langues et suscite aujourd’hui encore des adaptations dans d’autres arts (musique, peinture, cinéma…).

Lors de la peste à Florence en 1348, après s’être rencontrés à Santa Maria del Fiore, quelques jeunes gens décident de se retirer dans les collines toscanes afin de passer le temps à l’abri de l’épidémie. Inspirés par cette nature, véritable paradis terrestre,  ils se racontent des histoires… dix nouvelles par jour, pendant dix jours, soit cent courtes histoires. Elles sont écrites en italien et non en latin, constituant ainsi un des premiers jalons de la prosodie italienne, et critiquent ouvertement les institutions ecclésiastiques en prenant leur contrepied, les relations sexuelles y sont plus qu’explicites, la morale n’y est  pas respectée…Ces nouvelles ont fait rire. Elles ont choqué. Elles interrogent encore aujourd’hui.

Ce concert sera l’occasion de découvrir trois d’entre elles : l’aventure de l’épouse de messire François avec son amant Richard ; la décision d’une abbesse pour sauver l’honneur de son couvent ; les explications pratiques d’un prêtre pour attacher une queue de jument. 

 

Les musiciens

Après l’obtention d’un diplôme de Maîtrise en Histoire de l’Art et Archéologie, Florence Grasset, soprano, décide de se consacrer exclusivement à l’étude de la musique. Elle intègre la Haute École de Musique de Genève-Neuchâtel où elle reçoit un Bachelor puis un Master de chant lyrique dans la classe de Jeanne Roth. Parallèlement, Florence fréquente assidûment le Centre de Musique Ancienne de Genève où elle bénéficie entre autres des conseils de Gabriel Garrido et Leonardo García Alarcón pour l’interprétation de la musique baroque. Elle se produit régulièrement en concert, au sein d’ensembles tels que le Chœur de Chambre de Namur, Elyma et l’Ensemble Vocal de Lausanne. 

Dana Howe, luth & guiterne
Dana Howe a débuté la musique jeune avec la guitare classique. Passionné de musique ancienne, il se consacre au luth à la Haute École de Musique de Genève dès 2006. Il y obtient un bachelor et un master avec Jonathan Rubin, ainsi qu’un master d’enseignement instrumental. Il s’y est familiarisé avec différents instruments à cordes pincées anciens, dont le luth médiéval, le luth renaissance, le luth baroque, le théorbe, le cistre et les guitares anciennes. Il a aussi bénéficié des conseils de Hopkinson Smith et Rolf Lislevand lors de masterclass. En parallèle de son activité pédagogique, il donne des concerts en soliste ainsi qu’au sein de plusieurs ensembles, en Suisse et à l’étranger. Il joue de nombreux instruments de la famille du luth et des guitares anciennes, pour des répertoires allant du Moyen-Âge jusqu’à la fin du 18ème siècle.

Nicolas Hémard, déclamation & direction artistique
Nicolas Hémard a mené conjointement des études d’italien à l’Université Lyon 3 et musicales aux conservatoires de Toulouse puis de Genève.
Les études d’italien lui ont permis de s’imprégner de la culture, de la littérature et de la langue italiennes. Soucieux que ses études musicales soient en adéquation avec ses études italiennes, il arrête le tuba pour étudier la sacqueboute dès 2008 avec Bernard Fourtet à Toulouse, puis avec Stefan Legée à Genève. 

Il a fait des recherches, dans le cadre d’un master puis d’un doctorat, sur la famille Giusti à Vérone et ses liens avec l’Académie philharmonique de la ville. Au cœur d’une des plus importantes bibliothèques musicales de la Renaissance, il a créé les Éditions de l’Ame pour permettre aux musiciens d’accéder à des partitions oubliées avec le temps. Non satisfait que ses partitions soient accessibles aux seuls musiciens, Nicolas Hémard a alors rassemblé des interprètes spécialisés pour présenter ces musiques au public. Il a donc fondé le Ridotto Musicale, avec lequel il a donné un premier concert dans la villa Giusti à Vérone en 2011, dans le cadre du festival Settembre Accademico, organisé par l’Académie philharmonique de Vérone. 

Il découvre la déclamation en français de la Renaissance avec Olivier Bettens en 2013, lors d’une école thématique organisée par Bénédicte Louvat-Molozay et financée par le CNRS. Il y a vu une occasion de partager sa passion pour la littérature en déclamant des textes italiens traduits à la Renaissance.

 

Ce programme présentera des oeuvres du genre Consort music de la période élisabéthaine, l’âge d’or de la  flûte à bec, de la viole de gambe et du luth en Angleterre. Quelques fantaisies, des « In Nomine », des « Ut, re, mi, fa » ou des Intradas s’entremêleront aux danses et autres thèmes qui furent populaires durant cette époque en Angleterre.

Le règne d’Elisabeth Ière fut une période d’une richesse extraordinaire dans le domaine des arts grâce au soutien que la reine prodiguait aux artistes. Elle voyait dans le développement de l’art, outre son propre plaisir, une façon de magnifier son image et celle de son pays.

Trois recueils de musique sont particulièrement importants pour cette période de l’histoire de la musique : celui d’Anthony Holborne, « Pavans, Galliards, Almains, and other short airs », celui de John Dowland « Lachrimae, or Seven Tears » et celui de Thomas Morley, compositeur et théoricien à la production féconde. Ses Consort Lessons, publiées en 1599 et en 1612, sont des arrangements de thèmes variés et de danses pour un petit orchestre, composé d’une flûte, d’un violon, d’une viole de gambe, d’un luth, d’un cistre et d’une pandore. Le fait que l’instrumentation  soit spécifiée de façon précise est un fait unique dans un temps qui privilégiait encore la musique polyphonique vocale ou pour ensembles de la même famille d’instruments.

Né en 1965, Daniele Bragetti a obtenu le diplôme en flûte à bec à la Civica Scuola di Musica di Milano et au Sweelinck Conservatorium d’Amsterdam ; parmi ses professeurs Nina Stern, Kees Boeke, Marijke Miessen et Jeanette van Wingerden.

Il se produit régulièrement soi comme soliste, soi avec plusieurs ensembles de musique baroque et de la Renaissance, parmi lesquels l’Ensemble Baroque de Limoges (Christophe Coin), Ensemble Elyma (Gabriel Garrido), Ensemble Concerto (Roberto Gini), Academia Montis Regalis (Andrea de Marchi), Accademia Claudio Monteverdi (Hans Ludwig Hirsch).

Il a joué dans des salles prestigieuses et des festivals importants, notamment Mito – Settembremusica à Milano, Festival Oude Muziek Utrecht, Musica e Poesia à S. Maurizio à Milan, Tokyo Recorder Festival, I Concerti del Quartetto à Milan, UNESCO per Venezia, Tokyo Opera City et Casals Hall à Tokyo.