La dixième édition

du 

Festival Luths et Théorbes

 

Le festival des instruments à cordes pincées anciens en 2020

 

 

La programmation de 2020, qui est aussi l’année de la dixième édition de ce festival biennal créé en 2002, donnera la parole principalement à ceux qui ont soutenu et collaboré d’une manière ou d’une autre avec l’ACMA et qui partagent le même intérêt pour les instruments à cordes pincées anciens.

On y entendra de la musique baroque, des airs au luth de la Renaissance et du Baroque, des musiques inspirées de l’Orient, des musiques polyphoniques et en solo de compositrices du 17ème siècle, interprétées par des musiciens et des musiciennes amoureux du son des cordes pincées de tous bords.

(programmation sous réserve de modifications)

 

Dimanche 22 février à 17h

Ensemble La Ceinture de Vénus

Christelle Monney, alto, Agnès Schnyder et Violeta Motta, traversos 

Danièle Wisard,  viole de gambe, Jean-Paul Wisard,  archiluth

 

Samedi 21 mars à 20h

Ensemble Tarab

Maya Quiminal, danse, Laurent Aubert, oud, rubab, dutar, lavta, Philippe Koller, violon, 

Ludovic Ottiger, tombak, daf, guimbarde, alghoza, Bone, bendir, darbuka, kanjira, riqq

www.tarab.ga

 

Samedi 25 avril à 20h

Trio Fantaisie – Rêveries

Christine Gabrielle, chant et archiluth

Anna Kowalska, guitare baroque, Anton Birula, théorbe

www.luteduo.com

 

Dimanche 26 avril à 17h

Ayres et ballades de l’Angleterre élisabéthaine 

Axelle Bernage, soprano et Pascale Boquet, luth

www.sf-luth.org

 

*********

 

Vendredi 13 novembre à 20h

Jephté de Giacomo Carissimi et madrigaux de Barbara Strozzi

Ensemble Fantaisie

(direction artistique Christine Gabrielle / direction musicale Monica Pustilnik)

www.acma.ch – www.monicapustilnik.com

 

Vendredi 27novembre à 20h

Ensemble Scherzi Musicali – Il Pianto d’Orfeo

Nicolas Achten, baryton, théorbe, harpe & direction

www.scherzimusicali.be

 

Les invités du Festival Luths et Théorbes en 2020

  • Jean-Paul Wisard, luthiste et pionnier de la musique ancienne à Genève, membre du comité de l’ACMA, entouré de quelques musiciens, dans un programme d’oeuvres du 18ème siècle ;
  • Laurent Aubert, luthiste, ethno-musicologue, fondateur des Ateliers d’Ethnomusicologie – avec qui l’ACMA avait organisé conjointement les festivals L’art du luth (1996), Voix de Femmes (1997), Flûtes alors (1999) et L’art de l’archet (2001) – entouré de ses amis de l’ensemble Tarab, dans un programme de compositions d’inspiration orientale de leur cru ;
  • Christine Gabrielle, luthiste et soprano, entourée du duo formé par Anna Kowalska et Anton Birula dans un programme d’oeuvres du Baroque et de la Renaissance qui leur tiennent particulièrement à coeur ;
  • Pascale Boquet, luthiste et présidente de la Société française de luth, très active dans la promotion des instruments à cordes pincées anciens, en duo avec la soprano Axelle Bernage, dans un programme d’airs au luth élisabéthains  ;
  • Monica Pustilnik, luthiste et théorbiste, professeur de luth à la HEM, et Christine Gabrielle dans un programme en deux parties, Jephté de Giacomo Carissimi et madrigaux de la compositrice italienne Barbara Strozzi ;
  • Nicolas Achten, chanteur, harpiste et luthiste et son ensemble Scherzi Musicali, de Bruxelles, un des ensembles les plus prometteurs de la jeune génération d’interprètes baroques, dans un programme d’airs du 17ème siècle italien sur le thème du mythe d’Orphée.

L’Association des Concerts de Musique Ancienne et son

Festival Luths et Théorbes

L’Association des Concerts de Musique Ancienne (ACMA) est née il y a quarante ans, peu de temps après la création du Centre de Musique Ancienne de Genève. Depuis, elle n’a pas cessé de promouvoir la musique ancienne à Genève.

Créé en 2002, pour « magnifier » – selon les dires d’un journaliste de la place – les instruments à cordes pincées anciens, le festival Luths et Théorbes, biennal et unique en son genre, fêtera son dixième anniversaire en 2020. 

En le créant, l’ACMA et sa directrice artistique, luthiste et chanteuse professionnelle, se sont donné pour mission de mettre en lumière les instruments à cordes pincées anciens en les extrayant du seul cercle des spécialistes et de les rendre accessibles à un public élargi. Au cours de ces années, le festival a acquis une certaine notoriété et, malgré ses dimensions modestes, il est, discrètement, à l’instar des instruments qu’il met en valeur, bien inscrit dans le paysage culturel genevois. 

 

Cette discrétion contribue toutefois à son originalité et à sa singularité, que renforcent : 

  • l’exigence d’authenticité historique (étude de la lutherie ancienne, fabrication de cordes en boyaux ou invention de matériaux qui se rapprochent de celui-ci, connaissance et lecture des partitions originales, recherche musicologique, etc.) ;
  • la grande variété des répertoires (médiéval, renaissance, baroque et classique) et des instruments à découvrir (guiternes, vihuelas, cistres, colachons, archiluths, théorbes, mandoles et mandolines, épinettes, clavecins et harpes) ;
  • le raffinement des sonorités et des musiques écrites pour ces instruments qui permet de les découvrir dans des lieux comme le Théâtre Les Salons de Genève, dont les dimensions, favorisant la proximité, contribuent à mettre en valeur ses qualités d’intimité ;
  • la possibilité d’entretenir des contacts avec des musiciens d’autres cultures où des instruments apparentés aux nôtres (biwa au Japon, pipa en Chine, oud dans les pays arabes, saz en Turquie, kora en Afrique, sitar ou sarod en Inde), sont encore pratiqués sans interruption depuis des siècles ;
  • une communauté locale et internationale de luthistes désireux de se faire connaître et de partager leur passion avec le public.

Les concerts organisés depuis 2002 ont permis de faire entendre à Genève des luthistes venus des quatre coins de la planète, mais également ceux qui y travaillent, y enseignent ou y étudient. Dans le sillon des départements de musique ancienne européens, et tout particulièrement de celui de Genève – dont l’ACMA est historiquement une émanation – le festival sert également de tremplin aux jeunes musiciens qui s’y sont formés en leur donnant l’occasion de se confronter à un vrai public.