Les Soirs d’Automne et les Dimanches de l’ACMA ont vécu !

 

Place à la dixième édition du festival Luths et Théorbes !

 

Luths et Théorbes, le festival des instruments à cordes pincées anciens, qui fête cette année son dixième anniversaire, les remplace dorénavant et assurera la pérennité des activités de l’ACMA qui espère avoir encore de nombreuses années devant elle pour promouvoir les instruments à cordes pincées d’où qu’ils soient.

Cette dixième édition de Luths et Théorbes réunit la plupart des acteurs qui ont contribué à son développement et à sa renommée genevoise et internationale.

On y entendra des traversos et violes de gambe baroques, des airs chantés allant de la Renaissance jusqu’à Mozart, de la  musique élisabéthaine et des musiques inspirées de l’Orient interprétées par des musiciens et des musiciennes amoureux du son des cordes pincées de tous bords.

La programmation automnale, en revanche, est encore en gestation et pourrait subir quelques modifications…

Dès 2021, l’énergie renouvelée d’un jeune comité élargi mettra au menu des prochaines éditions des concerts, conférences, cours de maîtres et rencontres autour du luth et des instruments apparentés européens ou venant d’autres cultures, des collaborations avec divers ensembles et écoles spécialisées en Suisse et en Europe, entre autres…

Prix d’entrée aux concerts en 2020

Plein tarif : 30.-

AVS / AI : 25.-

Membres : 20.-

Etudiants, carte 20ans20francs, chômeurs : 10.-

Billets en vente chez Plainchant, 40, rue du Stand, 1204 Genève, www.plainchant.ch

 

Samedi 21 mars à 19h

Ensemble Tarab

Maya Quiminal, danse, Laurent Aubert, oud, rubab, dutar, lavta, Philippe Koller, violon,

Ludovic Ottiger, tombak, daf, guimbarde, alghoza, Bone, bendir, darbuka, kanjira, riqq

www.tarab.ga

 

Une exploration des musiques et des danses d’Orient et de la Méditerranée.

Des compositions originales, qui font la part belle aux improvisations modales et aux rythmes asymétriques, alterneront avec des pièces traditionnelles, souvent dansées, provenant de différentes cultures orientales. Tarab, ce mot d’origine arabe, évoque l’émotion intense, teintée d’extase et de nostalgie, qu’interprètes et spectateurs peuvent vivre dans le partage de musiques et de danses inspirées.

 

Dimanche 22 mars à 17h

Ensemble La Ceinture de Vénus

Christelle Monney, alto, Agnès Schnyder et Violeta Motta, traversos

Danièle Wisard,  viole de gambe, Jean-Paul Wisard,  archiluth

 

Autour de joyaux musicaux inestimables et symboles de l’identité de toute une époque, la rencontre de musiciens faisant appel aux techniques instrumentales inspirées des musiques anciennes.

Ponctués par des sonates instrumentales, Oh Solitude et Music for a While , les airs célèbres chargés d’émotion de Henry Purcell, ou Geschwinde, ihr wirbelnden Winde, un air extrait d’une cantate de Jean-Sébastien Bach qui relate la lutte musicale entre Phoebus et Pan, seront les moments forts de cette soirée.

 

Samedi 25 avril à 19h

Quatuor Fantaisie – Rêveries

Anna Kowalska, guitare baroque, Alisa Birula, luth, Anton Birula, théorbe

Christine Gabrielle, chant et archiluth

www.luteduo.com

 

Par ce florilège d’œuvres instrumentales ou chantées des 16ème et 17ème siècles dans lesquels la rêverie de John Dowland, l’humour pétillant de Barbara Strozzi ou l’originalité de Hieronimus Kapsberger répondent à l’élégance mélancolique de Michel Lambert, à la nostalgie d’un air de Purcell ou à la sonorité cristalline ou veloutée d’un luth, d’une guitare ou d’un théorbe, les interprètes feront honneur à l’exclamation, toujours d’actualité, du luthiste franco-néerlandais Nicolas Vallet : « Vive la gaie musique, soulas des ennuis, car elle est très magnifique et digne de prix ! ».

 

Dimanche 26 avril à 17h

Ayres et ballades de l’Angleterre élisabéthaine

Axelle Bernage, soprano et Pascale Boquet, luth

www.sf-luth.org

 

Une atmosphère en clair-obscur autour des thèmes de la mélancolie, du rêve et de l’obscurité si chers à John Dowland et ses contemporains.

Alternant les pièces de luth en solo et celles chantées au luth, les musiciennes évoqueront les mystères et les tréfonds de l’âme, sans toutefois oublier de faire quelques incartades vers la lumière par des moments plus légers, joyeux ou humoristiques sur des airs issus des pièces de Shakespeare ou par une ironique chanson d’hirondelle…

 

LA DIXIEME EDITION DE LUTHS ET THéORBES EN AUTOMNE 2020

(programmation sous réserve de modification)

 

Vendredi 13 novembre à 20h

Jephté de Giacomo Carissimi et madrigaux de Barbara Strozzi

Ensemble Fantaisie

(direction artistique Christine Gabrielle / direction musicale Monica Pustilnik)

www.acma.ch – www.monicapustilnik.com

 

Vendredi 27novembre à 20h

Ensemble Scherzi Musicali – Il Pianto d’Orfeo

Nicolas Achten, baryton, théorbe, harpe & direction

www.scherzimusicali.be

Les invités du Festival Luths et Théorbes en 2020

Laurent Aubert, luthiste, ethno-musicologue, fondateur des Ateliers d’Ethnomusicologie – avec qui l’ACMA avait organisé conjointement les festivals L’art du luth (1996), Voix de Femmes (1997), Flûtes alors (1999) et L’art de l’archet (2001) – entouré de ses amis de l’ensemble Tarab, dans un programme de compositions d’inspiration orientale de leur cru ;

Jean-Paul Wisard, luthiste et pionnier de la musique ancienne à Genève, membre du comité de l’ACMA, entouré de quelques musiciens, dans un programme d’oeuvres du 18ème siècle ;

Christine Gabrielle, luthiste et soprano, entourée du duo formé par Anna Kowalska et Anton Birula dans un programme d’oeuvres du Baroque et de la Renaissance qui leur tiennent particulièrement à coeur ;

Pascale Boquet, luthiste et présidente de la Société française de luth, très active dans la promotion des instruments à cordes pincées anciens, en duo avec la soprano Axelle Bernage, dans un programme d’airs au luth élisabéthains ;

Monica Pustilnik, luthiste et théorbiste, professeur de luth à la HEM, et Christine Gabrielle dans un programme en deux parties, Jephté de Giacomo Carissimi et madrigaux de la compositrice italienne Barbara Strozzi ;

Nicolas Achten, chanteur, harpiste et luthiste et son ensemble Scherzi Musicali, de Bruxelles, un des ensembles les plus prometteurs de la jeune génération d’interprètes baroques, dans un programme d’airs du 17ème siècle italien sur le thème du mythe d’Orphée.

L’Association des Concerts de Musique Ancienne et son

Festival Luths et Théorbes

L’Association des Concerts de Musique Ancienne (ACMA) est née il y a quarante ans, peu de temps après la création du Centre de Musique Ancienne de Genève. Depuis, elle n’a pas cessé de promouvoir la musique ancienne à Genève.

Créé en 2002, pour « magnifier » – selon les dires d’un journaliste de la place – les instruments à cordes pincées anciens, le festival Luths et Théorbes, biennal et unique en son genre, fêtera son dixième anniversaire en 2020. 

En le créant, l’ACMA et sa directrice artistique, luthiste et chanteuse professionnelle, se sont donné pour mission de mettre en lumière les instruments à cordes pincées anciens en les extrayant du seul cercle des spécialistes et de les rendre accessibles à un public élargi. Au cours de ces années, le festival a acquis une certaine notoriété et, malgré ses dimensions modestes, il est, discrètement, à l’instar des instruments qu’il met en valeur, bien inscrit dans le paysage culturel genevois. 

 

Cette discrétion contribue toutefois à son originalité et à sa singularité, que renforcent : 

  • l’exigence d’authenticité historique (étude de la lutherie ancienne, fabrication de cordes en boyaux ou invention de matériaux qui se rapprochent de celui-ci, connaissance et lecture des partitions originales, recherche musicologique, etc.) ;
  • la grande variété des répertoires (médiéval, renaissance, baroque et classique) et des instruments à découvrir (guiternes, vihuelas, cistres, colachons, archiluths, théorbes, mandoles et mandolines, épinettes, clavecins et harpes) ;
  • le raffinement des sonorités et des musiques écrites pour ces instruments qui permet de les découvrir dans des lieux comme le Théâtre Les Salons de Genève, dont les dimensions, favorisant la proximité, contribuent à mettre en valeur ses qualités d’intimité ;
  • la possibilité d’entretenir des contacts avec des musiciens d’autres cultures où des instruments apparentés aux nôtres (biwa au Japon, pipa en Chine, oud dans les pays arabes, saz en Turquie, kora en Afrique, sitar ou sarod en Inde), sont encore pratiqués sans interruption depuis des siècles ;
  • une communauté locale et internationale de luthistes désireux de se faire connaître et de partager leur passion avec le public.

Les concerts organisés depuis 2002 ont permis de faire entendre à Genève des luthistes venus des quatre coins de la planète, mais également ceux qui y travaillent, y enseignent ou y étudient. Dans le sillon des départements de musique ancienne européens, et tout particulièrement de celui de Genève – dont l’ACMA est historiquement une émanation – le festival sert également de tremplin aux jeunes musiciens qui s’y sont formés en leur donnant l’occasion de se confronter à un vrai public.